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Nouvelle-Zélande : le tireur des mosquées subira une évaluation psychologique

Un policier monte la garde devant la mosquée Al Noor à Christchurch en Nouvelle-Zélande.
Le ressortissant australien de 28 ans est accusé d'avoir tué 50 personnes et d'en avoir blessé plusieurs dizaines d'autres le 15 mars, à l'heure des prières, dans deux mosquées de Christchurch. Photo: Reuters / Jorge Silva
Radio-Canada

Brenton Harrison Tarrant, suprémaciste blanc et auteur présumé du massacre des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, devra répondre de 50 chefs d'accusation pour meurtre, a annoncé la police jeudi.

« L'homme arrêté à propos des attaques terroristes de Christchurch devra répondre à 50 chefs d'accusation de meurtre et à 39 chefs d'accusation de tentative de meurtre lorsqu'il comparaîtra vendredi devant la Haute Cour de Christchurch », précise le communiqué de la police.

Le juge néo-zélandais Cameron Mander a par ailleurs ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du suprématiste blanc pour savoir « s'il est en mesure d'être jugé ou s'il est dément ».

Le ressortissant australien de 28 ans est accusé d'avoir tué 50 personnes et d'en avoir blessé plusieurs dizaines d'autres le 15 mars, à l'heure de la prière, dans deux mosquées de Christchurch.

Il a diffusé en direct les images du carnage sur Facebook.

Attentats dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande

Brenton Harrison Tarrant, qui pourrait faire face à d'autres accusations, a limogé son avocat commis d'office après sa première comparution le 16 mars.

Il est interdit aux médias de filmer ou de photographier l'accusé.

Des dons à des groupes extrémistes

Plusieurs médias font également état de dons effectués par le présumé meurtrier à des groupes identitaires et à des mouvances d'extrême droite en Europe. Le groupe français Génération identitaire a ainsi confirmé avoir reçu quelque 1500 $ en septembre 2017.

« Des démarches ont été entreprises sur des comptes qui avaient été fermés en raison d'un changement de banque. Ces dons en ligne étaient passés par une société tierce, Stripe, qui a retrouvé dans son fichier le nom » de Breton Tarrant, a ainsi précisé un porte-parole, qui a tenu à se dissocier de l'accusé, qu'il considère comme un « terroriste ».

La semaine dernière, les autorités autrichiennes ont lancé une enquête sur un autre don, cette fois d'environ 2000 $, versé au mouvement identitaire IBÖ.

En Autriche comme en France, l'État réfléchit aux moyens permettant de dissoudre les deux groupes d'extrême droite.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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