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Protéger les terres agricoles autour de la future station du REM à Brossard

Une maquette de la station
La fiducie favorisera « l’implantation de nouvelles entreprises agricoles et l’établissement de la relève en bordure de la future station. » Photo: CDPQ Infra
Radio-Canada

Le promoteur du Réseau express métropolitain (REM), CDPQ Infra, a annoncé mercredi la création d'une fiducie d'utilité sociale agricole pour freiner l'étalement urbain autour de la future station terminale du REM à Brossard.

Outre la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'Union des producteurs agricoles (UPA), la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Ville de Brossard investissent un total de trois millions de dollars. Cette somme servira à l'achat de terres à des fins agricoles.

Il s’agit de favoriser « l’implantation de nouvelles entreprises agricoles et l’établissement de la relève en bordure de la future station », explique le communiqué qui fait état d’un « nouveau levier pour valoriser le territoire agricole », assurant la pérennité, la vitalité et la viabilité des activités agricoles du secteur.

Macky Tall, président et chef de la direction CDPQ Infra, estime avoir « su proposer une démarche novatrice sous le leadership de l’UPA et de la CMM ».

La fiducie, qui sera administrée par un conseil des fiduciaires formé de représentants de l’UPA, du REM, de la CMM et de la Ville de Brossard, permettra également le développement éventuel d’un parc agricole métropolitain au pourtour de la station.

Selon ses promoteurs, la fiducie d’utilité sociale agricole favorisera l’achat et la remise en culture de terrains par des producteurs agricoles établis ou des jeunes de la relève afin de favoriser une production agricole locale. Les aliments produits pourront être vendus à la station, en kiosque ou dans le cadre d’un marché temporaire.

La mairesse de Brossard, Doreen Assaad, n’est pas rassurée pour autant. Elle entend protéger les 190 hectares convoités par la fiducie.

La Communauté métropolitaine de Montréal pourrait également acquérir ces terrains pour en conserver la vocation agricole.

Des intérêts privés ont déjà acquis des terrains non loin de la future station du REM dans le but de les développer.

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