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Francophonie albertaine plurielle reprend le mandat et les employés du SENAF

Le président de la FRAP a, à maintes reprises, répété que la francophonie devait gérer une crise créée par d'autres.

Alphonse Ahola, président de la FRAP, appelle à l'entraide dans toute la communauté francophone pour offrir des services de qualité aux nouveaux arrivants francophones du nord de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Radio-Canada

C'est un nouveau départ pour les employés du Services d'établissement des nouveaux arrivants francophones (SENAF). Ils travailleront désormais pour Francophonie albertaine plurielle (FRAP), l'organisme qui a hérité du contrat de service pour les nouveaux-arrivants francophones du nord de l'Alberta.

Après un an d’angoisse, Yic Camara pousse un soupir de soulagement.

FRAP, qui vient d’être choisie pour reprendre le mandat de son ancien employeur, le SENAF, reprendra aussi ses 16 employés.

 Toute l’équipe est prête à se donner à 100 % et à redorer le blason, parce qu’il faut aller chercher cette crédibilité qu’on aurait pu perdre 

Yic Camara, employé de Francophonie albertaine plurielle

Le SENAF avait perdu son financement après un scandale en lien avec des allégations de harcèlement sexuel envers son ancien directeur, Georges Bahaya. Il a depuis changé de nom, de directeur et de conseil d’administration dans l’espoir de regagner la confiance de son principal bailleur de fonds, le gouvernement fédéral. C’est finalement la FRAP qui a hérité du contrat, au moins pour la prochaine année.

Un homme souriant avec la peau noire, une cravate noire et une chemise à pois regarde la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yic Camara a travaillé trois ans pour le SENAF avant d'être engagé par la FRAP.

Photo : Radio-Canada

« Savoir que le choix a été fait et que c'est des gens qui se sont engagés à reprendre l’équipe sur le terrain c’était un réel soulagement », dit Yic Camara.

Il se réjouit aussi que le transfert se soit fait rapidement, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’interruption de services. « Au bout du tunnel, c’est le client qui est là, le nouvel arrivant qui est peut-être dans une situation de fragilité », rappelle-t-il.

Cherif Diallo, qui travaillait également pour le SENAF avant de devenir coordinateur des services d’établissement à la FRAP, est du même avis.

« Ça maintient le lien de confiance et en plus ça ne fait pas de rupture entre les clients et les employés qui les servaient », croit-il.

La FRAP offrira en principe les mêmes services que le SENAF à travers un nouveau programme appelé PASE, pour Portail d’accueil et des services d’établissement. Elle sera installée dans les mêmes bureaux.
Le président de la FRAP, Alphonse Ahola, assure que le PASE a déjà reçu ses premiers clients .

« Tout a commencé et je pense que ça va bien », assure-t-il.

Il sait cependant que le travail ne fait que commencer. Il devra notamment engager d’autres employés et pourvoir des postes vacants dans son conseil d’administration.

« Encore plus qu’avant, nous avons besoin de gens qui soient disponibles, compétents et qui ont du coeur pour les communautés », dit-il.

Avec les informations d'Héloïse Rodrigues-Qizilbash

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