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Les progressistes-conservateurs restent en tête des intentions de vote au Manitoba

Point de vue sur le Palais législatif.

Le Palais législatif du Manitoba

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le premier ministre Brian Pallister laisse planer le doute sur le possible déclenchement d'élections anticipées, son parti, le Parti progressiste-conservateur, reste en tête des intentions de vote au Manitoba, selon un sondage de la firme Probe Research.

L'opposition officielle, le Nouveau Parti démocratique (NPD), a toutefois réalisé des gains et attire le plus grand nombre d'électeurs à Winnipeg

Dans la province, 42 % des électeurs sondés soutiennent le parti au pouvoir, soit 2 points de pourcentage de moins qu'en décembre dernier. C'est cependant une nette baisse par rapport aux 53 % que le parti avait obtenus lors des élections de 2016.

Les progressistes-conservateurs ont vu une baisse identique de leurs appuis à Winnipeg, qui sont passés de 43 % à 32 % en trois ans. Cela a permis au NPD de prendre les devants dans la capitale manitobaine, où les néo-démocrates ont 36 % des intentions de vote.

Le politologue Raymond Hébert estime que cette baisse est normale après quelques années de pouvoir. Il note que le soutien du Parti progressiste-conservateur reste élevé au Manitoba, avec plus de 4 électeurs sur 10, selon le sondage. Il estime que la formation politique n'est pas en danger actuellement.

Il n'y a pas de gros dossier, de grosse controverse, qui peut entacher le gouvernement Pallister jusqu'à présent.

Raymond Hébert, politologue

Raymond Hébert est toutefois surpris de voir la baisse d'appuis envers le Parti libéral du Manitoba, qui a obtenu un statut officiel à l'Assemblée législative depuis l'élection de son chef, Dougald Lamont, dans la circonscription de Saint-Boniface. Les appuis des libéraux provinciaux ont diminué de 3 points de pourcentage au cours des trois derniers mois et s'établissent à 18 % des électeurs du Manitoba. Il note que les aléas du Parti libéral du Canada pourraient avoir un impact sur la perception du parti provincial.

Certains commentateurs politiques soulignent le fait que c'est peut-être dû à la controverse autour de SNC-Lavalin au niveau fédéral, qui déborde sur le niveau provincial parce que les deux partis sont vus comme étant reliés.

Raymond Hébert, politologue
Un homme en costume lève les deux bras devant lui alors qu'il s'exprime devant un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dougald Lamont a été élu député pour la circonscription provinciale de Saint-Boniface le 17 juillet 2018.

Photo : CBC Manitoba

Le sondage de Probe Research indique de plus que le Parti progressiste-conservateur est particulièrement populaire auprès des personnes vivant hors de Winnipeg (58 %), des personnes détenant un diplôme d'études secondaires ou moins (54 %) et des hommes (51 %). L'opposition officielle est plus populaire auprès des Autochtones (45 %) et des personnes détenant un diplôme universitaire de cycle supérieur (37 %).

Ce sondage a été mené par Probe Research auprès de 1000 Manitobains entre le 12 et le 24 mars 2019. Ils ont été contactés par téléphone et invités à répondre au sondage en ligne. Le sondage a une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 % dans 95 % des cas.

Des élections anticipées?

Le premier ministre, Brian Pallister, a récemment laissé entendre qu'il pourrait déclencher des élections avant le 6 octobre 2020. Il a, entre autres, indiqué qu'il estimait que cette date, qui est prévue dans la loi, serait une date limite pour tenir les élections. Ce n'est toutefois pas ce que prévoit la loi électorale, qui établit clairement une date précise.

Brian Pallister, devant un micro, prononce un discours.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Brian Pallister a aussi mentionné récemment les commentaires de Manitobains qui désiraient qu'il n'y ait pas d'élection en 2020 en raison des célébrations du 150e anniversaire de la province.

Il pourrait par ailleurs être plus difficile pour le premier ministre de commémorer cet anniversaire en raison d'une interdiction d'annonces gouvernementales et de publicité dans les 90 jours qui précèdent les élections à date fixe. Cette interdiction est de 30 jours lorsque l'élection a lieu à une autre date que celle prévue dans la loi électorale.

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