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Allégations à l’endroit d’un ministre : le PM de la Nouvelle-Écosse nie avoir été informé

Zach Churchill lors d'une mêlée de presse à Halifax le 3 avril 2019.
Zach Churchill a nié mercredi les allégations à son endroit. Photo: Radio-Canada / CBC
Radio-Canada

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, nie avoir été informé par le Nouveau Parti démocratique (NPD) provincial d'agressions physiques et verbales présumément commises par son ministre Zach Churchill.

Il y a maintenant trois personnes qui ont fait des allégations de ce genre à l'égard du député libéral.

Allégations de deux anciennes députées néo-démocrates

Lundi, Ramona Jennex, députée du NPD de 2009 à 2013, a envoyé un courriel au président de l’Assemblée législative, Kevin Murphy, et aux trois chefs des partis représentés à l’Assemblée législative. Elle affirme que l’actuel ministre de l’Éducation, Zach Churchill, l’a bousculée le 13 avril 2012.

Ramona Jennex.Ramona Jennex, alors ministre de l'Éducation, le 25 avril 2013. Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Elle l’accuse d’avoir utilisé un langage injurieux à son endroit puis de l’avoir poussée d’un coup de doigt sur l’épaule, assez fort pour la projeter vers l’arrière. Elle écrit de plus que M. Churchill m’a menacée, son visage très près du mien.

J’ai rapporté l’incident aux personnes appropriées dans mon caucus, et la décision a été prise d’en informer le chef du parti de M. Churchill, l’actuel premier ministre, écrit l’ancienne députée de Kings-Sud, qui a aussi été ministre de l’Éducation de 2011 à 2013.

Denise Peterson-Rafuse dans son bureau.Denise Peterson-Rafuse en 2011, alors qu'elle était députée. Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Denise Peterson-Rafuse, députée néo-démocrate de Chester-St. Margaret's de 2009 à 2017, a elle aussi écrit au président de l’Assemblée législative et aux trois chefs de partis. L’incident qu’elle allègue serait survenu lorsque Zach Churchill était ministre des Ressources naturelles, un poste qu’il a occupé du 22 octobre 2013 au 24 juillet 2015.

Elle accuse M. Churchill de s’être approché d’elle par derrière après une période de questions à la législature, et de l’avoir agrippée par une épaule, la tirant vers lui. Le geste aurait été posé avec colère, soutient l’ex-députée. Ce n’était pas comme une petite tape sur l’épaule, affirme-t-elle.

À l’époque, l’Assemblée législative ne s’était pas encore dotée d’une politique sur le harcèlement au travail. Mme Peterson-Refuse dit s’être par conséquent adressée à Maureen MacDonald, qui dirigeait alors le NPD. Selon Mme Peterson-Refuse, Mme MacDonald aurait ensuite rapporté l’incident allégué au premier ministre McNeil.

Le premier ministre dit ne pas avoir été informé

Mercredi, Stephen McNeil, qui était chef de l’opposition libérale au moment des faits allégués par Mme Jennex et premier ministre au moment de ceux allégués par Mme Peterson-Rafuse, a affirmé ne pas avoir été informé de quoi que ce soit à l’époque.

Stephen McNeil lors d'une mêlée de presse à Province House le 3 avril 2019.Le premier ministre Stephen McNeil a nié mercredi qu'on lui ait fait part d'incidents où l'un de ses députés aurait attaqué physiquement un membre de l'opposition. Photo : Radio-Canada / CBC

Il dit avoir demandé à son personnel de passer en revue tous ses courriels, remontant jusqu’à 2012, et il affirme qu’il n'y a pas de preuve que le NPD lui ait à l'époque rapporté de tels incidents impliquant Zach Churchill.

À aucun moment qui que ce soit n’a rapporté un problème avec un député de notre caucus touchant physiquement un membre de l’opposition, a-t-il dit. Je peux vous assurer que je m’en souviendrais clairement et que ce député aurait su ce que j’en pense.

Il y a eu des occasions où des gens m’ont parlé de l’enthousiasme de certains de nos députés, c’est certain [...]. Nous étions dans l’opposition. Nous étions jeunes.

Stephen McNeil, premier ministre

Le ministre Zach Churchill nie les trois allégations

Ramona Jennex explique avoir décidé d’envoyer ce courriel à Kevin Murphy, le président de l’Assemblée législative, à la suite des allégations du chef de l’opposition, Tim Houston.

La semaine dernière, M. Houston, qui dirige le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, avait accusé Zach Churchill de l’avoir empoigné par les épaules le 26 mars lors d’une altercation à Province House, l’édifice où est située l’Assemblée législative, à Halifax.

Tim Houston sur le trottoir près de Province House, entouré de membres des médias, le 27 mars 2019 à Halifax.Le 27 mars, Tim Houston (photo) accusait Zach Churchill de l'avoir attaqué physiquement la veille. Photo : Radio-Canada / CBC / Jean Laroche

Zach Churchill n’était pas à Halifax mardi, se trouvant avec sa famille à Yarmouth. Le bureau du premier ministre a publié un communiqué le citant. M. Churchill y déclarait : Je ne me souviens d’aucun des incidents en question.

Je ne toucherais jamais un autre membre de l’Assemblée législative de la manière suggérée, ajoute-t-il. Sa déclaration se termine par : J’ai toujours cru que la législature était un endroit où débattre des politiques, mais il semble que dernièrement certains membres de l’opposition sont plus intéressés à coordonner des attaques personnelles.

Ramona Jennex et Denise Peterson-Rafuse ne sont pas membres de l’opposition, ayant quitté l’Assemblée législative après leurs défaites aux élections de 2013 et de 2017, respectivement.

Zach Churchill répond aux journalistes à Province House le 3 avril 2019.Zach Churchill a nié mercredi les allégations à son endroit. Photo : Radio-Canada / CBC

M. Churchill était de retour à Province House mercredi. Aux journalistes qui l’attendaient, il a déclaré : À aucun moment n’ai-je touché quelqu’un d’une façon agressive dans cette chambre, ou poussé du doigt l’épaule de quelqu’un.

Il y a une semaine, Zach Churchill avait déclaré que l’altercation alléguée par le chef progressiste-conservateur Tim Houston ne s’était pas produite du tout.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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