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L’étude du projet de loi sur la réforme de la santé suscite la controverse

Un médecin  marche dans un corridor d'hôpital

7000 mémoires ont été déposées afin de demander des amendements au projet de loi du gouvernement Ford voulant réformer le système de santé ontarien.

Photo : Radio-Canada

Jean-François Morissette
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 7000 mémoires ont été déposées dans l'étude du projet de loi voulant réformer le système de santé ontarien. Malgré l'avalanche de commentaires, le gouvernement ne prolongera pas ses consultations publiques.

En février dernier, le gouvernement Ford a proposé la création d'une méga-agence, appelée Santé Ontario, ayant la responsabilité de gérer le système de santé et son budget annuel de 60 milliards de dollars.

Cette méga-agence doit remplacer les 14 réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) et six agences provinciales, y compris cyberSanté et Action Cancer Ontario.

Le projet en est actuellement à sa deuxième lecture. Le comité chargé de l’étudier à l’Assemblée législative de l’Ontario a passé les derniers jours à écouter des intervenants du milieu formuler des recommandations.

Or seulement 30 personnes ou groupes ont eu l’occasion de se présenter devant le comité pour plaider leur cause et 98 % des 1400 personnes qui souhaitaient intervenir n’ont pas eu la chance de le faire.

Les groupes qui n’ont pas pu s’exprimer en personne pouvaient le faire en déposant un mémoire. Près de 7000 personnes l’ont fait.

Selon Andrea Horwath, chef de l'opposition officielle, le processus manque de transparence.

Une femme avec des boucles d'oreille et les cheveux blonds.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chef du NPD de l'Ontario, Andrea Horwath

Photo : Radio-Canada

Il y a des milliers de gens qui veulent s’exprimer et je ne sais pas pourquoi le gouvernement ne veut pas les entendre, a-t-elle souligné.

S’il y a un nombre aussi élevé de gens qui veulent s'exprimer sur la modification de leur système de santé, le gouvernement devrait les écouter.

Andrea Horwath, chef de l'Opposition officielle

Le leader parlementaire du gouvernement, Todd Smith, estime qu’il est impossible d’entendre 7000 personnes devant un comité parlementaire.

Ça nous prendrait plus d’un an pour pouvoir écouter tout le monde en personne et plusieurs d’entre eux sont des amis du NPD.

Todd Smith, leader parlementaire du gouvernement

M. Smith ajoute que le dépôt de mémoire permet à tous de pouvoir s’exprimer et assure que le gouvernement prendra le temps de les lire.

Un homme assi sur une chaise. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le leader parlementaire du gouvernement, Todd Smith

Photo : Radio-Canada

L’AFO dépose un mémoire

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a déposé un mémoire à l’Assemblée législative de l’Ontario afin de demander au gouvernement de protéger l’accès aux services de santé en français.

Selon Carol Jolin, président de l’AFO, il est important de s’assurer que le gouvernement respecte son engagement de la campagne électorale.

Un homme avec un manteau et un foulard vert.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'AFO, Carol Jolin.

Photo : Radio-Canada

Je m’attends à ce que le gouvernement de l’Ontario respecte son engagement électoral de maintenir les acquis des francophones en santé. En protégeant les désignations et en spécifiant davantage le rôle des entités de planification de services de santé en français, un autre pas important sera franchi, a expliqué M. Jolin.

Quatre recommandations de l’AFO

  • Obtenir l’assurance que les organismes donnant des services en santé et désignés ou en voie d’être désignés sous la Loi sur les services en français la conservent à la suite d’une intégration.
  • Clarifier le rôle des entités de planification de services de santé en français.
  • Désigner sous la Loi sur les services en français (LSF) les systèmes intégrés de prestation de soins (équipes de Santé Ontario).
  • Renforcer le préambule du projet de loi.

Carol Jolin, rappelle que ni la Loi sur les services en français, ni le projet de loi 74 dans sa forme actuelle ne protègent efficacement les désignations des organismes donnant des services de santé aux francophones dans le cadre d’une intégration.

M. Jolin est confiantque le message de l’AFO sera entendu, malgré le nombre élevé de mémoires déposés dans le cadre des consultations publiques.

Des équipes de soins coordonnés

Au lendemain de la fin des consultations publiques, les progressistes-conservateurs invitent les hôpitaux, les résidences de soins de longue durée, les spécialistes en santé mentale, les infirmières praticiennes et les autres fournisseurs de services de soins de santé à se regrouper et à former 30 à 50 « équipes de soins coordonnés » dans la province.

Chaque équipe aura un budget et s'occupera d'un certain secteur géographique, veillant sur un maximum de 300 000 patients.

Grâce aux équipes Santé Ontario, les fournisseurs et les organismes de soins de santé auront le soutien dont ils ont besoin afin d'élaborer des soins mieux coordonnés pour les patients, les familles et les soignants, a expliqué la ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott.

Le gouvernement concède que plusieurs années seront nécessaires pour que les équipes Santé Ontario soient fonctionnelles.

Si nous voulons de réelles améliorations que ressentiront directement les patients, nous devons mieux coordonner le système de santé public afin qu'il soit organisé autour des besoins des gens et des résultats, a conclut Mme Elliott.

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