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Le don d’organes automatique, une « bonne stratégie » pour combattre le faible taux de donneurs

Pierrette Fortin

Pierrette Fortin estime que la politique du don d'organes automatique favorisera les greffes en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La liste d'attente pour obtenir un organe en Nouvelle-Écosse demeure longue tandis que la liste de donneurs est très mince. La stratégie du consentement automatique devrait favoriser des opérations vitales.

Les chances de trouver un donneur d’organe sont si minces que la nouvelle politique du gouvernement libéral de la Nouvelle-Écosse pourra peut-être sauver des vies.

Les libéraux ont déposé un projet de loi permettant le don d’organes sans le consentement de la personne. Les citoyens devront plutôt faire une demande pour éviter le don d’organes.

Je crois que c’est une bonne stratégie pour augmenter le nombre de donneurs potentiels, estime la doyenne des études et professeure de philosophie à l'Université de Moncton, Pierrette Fortin.

Moins de 3 % des décès sont admissibles au don d’organes, dit-elle, en raison de considérations médicales. Si on avait 50 % de ces personnes-là qui faisaient un don, on pourrait répondre au besoin.

Malgré le passage à une stratégie dite de « donneurs présumés », ou « donneurs automatiques », peu d’organes sont disponibles à la transplantation.

En 2018, 21 personnes en Nouvelle-Écosse sont devenues des donneurs d'organes et 110 personnes ont donné des tissus. Plus d’une centaine de Néo-Écossais sont en attente d'une transplantation d'organe.

Je crois que ça peut améliorer la situation, mais ça ne va pas régler le problème complètement si ce n’est pas associé à de meilleures politiques au niveau hospitalier, donc il faut vraiment devenir plus efficace à cet égard, croit la spécialiste en éthique médicale.

Quiconque ne souhaite pas faire don d’un organe devra signifier son refus. Les familles sont habituellement consultées avant de procéder à la transplantation malgré un politique de don automatique, précise Mme Fortin.

On hésite encore à approcher les familles pour parler du don d’organe, explique Mme Fortin. Je crois qu’une telle politique va faire en sorte que les professionnels de la santé vont être plus à l’aise d’approcher systématiquement les familles pour le don d’organe.

La loi n'entrera pas en vigueur avant avril 2020.

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