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Futur de la Grande Place : Marc Parent envisage une loi privée pour aller de l’avant

La Grande Place à Rimouski.
La Grande Place à Rimouski Photo: Radio-Canada
Laurence Gallant

À Rimouski, il ne reste que sept propriétaires riverains qui s'opposent toujours au projet de revitalisation de la Grande Place proposé par Groupe Sélection. À moins de 24 heures de l'échéance à l'ultimatum, le maire Marc Parent évoque maintenant la possibilité d'une loi privée.

En entrevue à Info-Réveil, le maire de Rimouski a indiqué que Groupe Sélection se donnerait du temps pour analyser la situation l'échéance. Mais Marc Parent, qui a peu d'espoir que les propriétaires réfractaires changent d'idée, brandit désormais le spectre d'une loi privée, option qui avait pourtant été écartée au départ.

Si Groupe Sélection dit, " après analyse on est prêt à prendre le quatre ou cinq mois additionnels que pourrait représenter le bill privé ", bien on ira avec le bill privé.

Marc Parent, maire de Rimouski

Pour réaliser le projet, les promoteurs doivent récolter les signatures des 97 propriétaires riverains qui ont un droit de servitude sur les stationnements en bordure du fleuve en vertu d'un accord conclu en 1963 avec la Ville de Rimouski.

Mardi, on apprenait que Groupe Sélection avait réussi à contacter les six personnes qui n'avaient pas été jointes, depuis février, pour la présentation du projet du réaménagement de la Grande Place au centre-ville de Rimouski. Ces six personnes ont signé l'entente.

Pour le moment, on a besoin de nos 97 signatures, si on ne les a pas, on n’a pas de projet. À moins, bien entendu, que Réseau Sélection dise " tentons un ultime effort ".

Marc Parent, maire de Rimouski
Le maire Marc Parent est assis à une table.Marc Parent, maire de Rimouski Photo : Radio-Canada

Propriétaire commercial de Place Saint-Laurent, Daniel Martin a expliqué qu'il refusait de signer en raison de l'offre insuffisante de stationnements :

L’offre de stationnements proposée par le maire Parent est de 610 cases de stationnement, incluant 105 cases privées et 73 cases sur la Place des Anciens Combattants. C’est une offre de stationnement qui n’est pas incluse dans la servitude de stationnement. La servitude de stationnement, à la suite de la loi 216, nous a ramené à environ 400 cases de stationnement disponibles sur un potentiel de 900 avant l’arrivée du Groupe Sélection, souligne-t-il.

Selon Daniel Martin, d’autres entrepreneurs planchent sur un projet qui serait davantage du domaine récréotouristique, qui créerait plus d’achalandage au centre-ville et qui répondrait au règlement actuel.

Si Groupe Sélection n’a pas révélé le type de clientèle visée pour les 170 appartements inclus dans le projet actuel, M. Martin craint qu’ils ne soient réservés qu'aux personnes âgées.

Or, les tours du Havre de l’Estuaire n’ont pas généré de retombées pour les commerçants des environs, croit Daniel Martin.

Avec l’expérience récente, des dix dernières années, ça n’a pas eu d’apport économique important, sauf pour la Ville. Les petits commerçants n’en ont pas bénéficié.

Daniel Martin, propriétaire commercial de Place Saint-Laurent

Le propriétaire riverain ne croit pas le gouvernement acceptera une deuxième fois d’adopter un projet de loi privée pour le réaménagement de la Grande Place.

Retour en 2010 : le projet de loi privée 216

En mai 2010, un projet de loi privé avait été adopté à l’Assemblée nationale pour modifier les droits de servitude de stationnements consentis à l'Association des propriétaires riverains, permettant ainsi à Réseau Sélection de construire les deux tours des Résidences du Havre.

Ce projet de loi, déposé par la Ville de Rimouski, avait d’abord obtenu l’aval des députés de la Commission sur l'aménagement du territoire.

Le dépôt d'un projet de loi privée était devenu essentiel, car les négociations entre la Ville de Rimouski et les propriétaires riverains avaient échoué.

Avec les informations de Lisa-Marie Bélanger et d'Isabelle Damphousse

Bas-Saint-Laurent

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