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Démissions en bloc chez Québec 21 : six membres impliqués quittent le parti

Le chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville, Jean-François Gosselin, lors d'une mêlée de presse.
Le chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville, Jean-François Gosselin, a convoqué les journalistes à une mêlée de presse. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Alain Rochefort

La crise se poursuit au sein de Québec 21. Six personnes impliquées dans le parti claquent la porte.



Quatre membres du CA, dont le président Serge Marcotte, ainsi que deux employés de la direction générale ont annoncé mercredi matin leur décision de quitter la formation politique.

De ce nombre, seuls la directrice générale, Nancy Piuze, et le représentant officiel du parti, Michel Boileau, étaient des salariés.

Le cofondateur de Québec 21, Frédérick Têtu, n'est pas surpris par la tournure des événements.

« C'est une bonne nouvelle pour Jean-François Gosselin, il veut le contrôle total du parti, il l'a. Ce qui est troublant pour lui, c'est que ce sont ses plus fidèles collaborateurs qui quittent », a-t-il réagi au micro de Guillaume Dumas, à C'est encore mieux l'après-midi.

Frédérick Têtu a quitté la formation en juin 2017 après avoir donné une entrevue radiophonique alors qu'il était en état d'ébriété avancé. Il assure que même sans cet épisode, il aurait pris ses distances.

Bisbille à Québec 21 : entrevue avec Frédérick Têtu

Une querelle interne explique probablement ces démissions en bloc.

Dans une lettre datée du 26 mars, trois dirigeants du parti ont déposé une plainte contre Jean-François Gosselin devant la Commission municipale du Québec.

On lui reproche entre autres d'avoir consulté et copié, en décembre dernier, des documents concernant les finances du parti qui comportaient des renseignements personnels comme des numéros de comptes bancaires.

Gosselin agissait ainsi parce qu'il soupçonnait que des « dépenses douteuses » avaient été effectuées par des dirigeants du parti lors du mois précédent.

Dépenses conformes

Depuis, un vérificateur externe a jugé que les dépenses du bureau du parti avaient été conformes en novembre 2018.

« Comme les dépenses étaient conformes et en règle, les six membres démissionnaires se dissocient de leur chef et de ses orientations qui ne sont plus compatibles », indique-t-on dans un bref communiqué acheminé aux médias.

La direction générale assurera l’intérim pour la passation des dossiers, ajoute-t-on.

Le 16 avril prochain, Jean-François Gosselin doit être soumis à un vote de confiance des membres de Québec 21.

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