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Autant en emporte le vent : de nouvelles règles pour les gratte-ciel à Toronto

Une femme aux cheveux emportés par le vent a du mal à tenir son parapluie.

Les gratte-ciels peuvent accentuer l'effet du vent au sol à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Radio-Canada

La Ville de Toronto est en train de mettre à jour sa réglementation sur les tours d'habitation et de bureaux pour s'assurer que ces gratte-ciel ne créent pas de corridors de vent au niveau du sol.

À l'heure actuelle, une évaluation est faite pour la plupart des édifices de plus de 12 étages.

Toutefois, il peut arriver que des modifications à la conception d'une tour pour minimiser l'impact du vent ne puissent être effectuées à temps, si le processus d'approbation du projet est déjà bien avancé, raconte Lorna Day du service d'urbanisme de la Ville.

La réglementation actuelle a été mise en place il y a deux décennies, ajoute Mme Day.

Beaucoup des règles actuelles sont fondées [sur l'impact du vent] sur un homme se tenant debout, mais on n'a jamais pensé aux effets sur un enfant debout ou assis au même endroit à de telles vitesses de vent.

Lorna Day, directrice du service de conception urbaine de Toronto

Les nouvelles règles doivent être élaborées dans un an.

Comment couper le vent?

Photo d'une femme qui s'agrippe à une boîte de journaux pour ne pas être emportée par le vent.

Une corde installée sur la rue Front au centre-ville en 1986 pour aider les piétons à avancer malgré le vent.

Photo : CBC

Le professeur de génie structurel Haitham Aboshosha souligne qu'il peut parfois être difficile de marcher dans le quartier des affaires de Toronto, où les grandes tours peuvent créer des vortex et des corridors de vent.

Lorsqu'on a toutes ces tours au même endroit, ça crée de multiples phénomènes à la fois, explique-t-il.

Or, ce n'est que depuis 20 ans environ que la Ville et les experts tentent de mesurer et minimiser l'impact de ces énormes courants d'air, ajoute le professeur de géographie Richard Anderson de l'Université York. Lorsque le Centre TD a été ouvert [à la fin des années 1960], c'était tellement venteux que des cordes avaient été installées pour aider les gens à en monter les marches, raconte-t-il.

Un cordon similaire avait été installé sur la rue Front dans les années 1980.

Heureusement, la conception des édifices a changé depuis pour minimiser les effets du vent, indique le professeur Aboshosha.

Parmi les solutions utilisées : l'installation d'auvents et la construction d'un socle plus large au niveau du sol pour bloquer le vent.

Avec les informations de CBC News

Toronto

Politique municipale