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Amos souhaite rendre obligatoire l'implantation de micropuces sur les chiens et les chats

Un chat dans une cage dans une SPCA.
Les chats et les chiens devront être munis d'une micropuce d'ici 2021 à Amos. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

La Ville d'Amos souhaite rendre obligatoire l'implantation de micropuces sur les chats et les chiens de compagnie. C'est une des nouvelles mesures prévues dans le projet de règlement sur les animaux, qui a été présenté lundi soir lors de la séance du conseil municipal. L'objectif est de retrouver plus facilement les propriétaires d'un animal de compagnie égaré.

Cette puce est implantée sous la peau de l'animal et permet d'accéder à une base de données contentant toutes les informations sur le propriétaire de l'animal. Il ne s'agit donc pas d'un outil de géolocalisation.

Le fait de rendre obligatoire cette pratique serait une première dans la région, mais non au Québec, selon le directeur général de la Ville, Guy Nolet. C'est pour faire en sorte que si on les retrouve, on les redonne à la bonne personne, explique-t-il. Je pense qu'on a ce mandat social aussi à faire en tant que municipalité.

Le nouveau projet de règlement de la Ville d'Amos prévoit toutefois une période de transition, puisque cette mesure ne sera pas en vigueur avant 2021.

Une pratique courante

Plusieurs cliniques vétérinaires ou SPCA offrent le service depuis plusieurs années. C'est le cas de la SPCA de Val-d'Or, qui implante une micropuce à tous les chats et les chiens en adoption depuis près de 10 ans au coût de 40 $.

Leur directrice générale, Liliane Quesnel, affirme être parvenue à retracer plusieurs propriétaires grâce à ce système. C'est une petite puce qu'on implante, quand l'animal rentre au refuge, on a un scan puis ça nous donne le numéro d'identification et avec ce numéro, on rejoint le propriétaire, explique-t-elle.

Une femme sourit à la caméra derrière son bureau.Liliane Quesnel, directrice générale de la SPCA de Val-d'Or Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Il s'agit, selon elle, d'un moyen pour parvenir à endiguer la problématique des chats errants sur le territoire de la Valleé-de-l'Or. C'est un gros problème de chats errants et si plus de chats étaient micropucés, on retrouvait plus de propriétaires, souligne-t-elle.

La propriétaire de la clinique vétérinaire Pile-Poil à Amos, Ève Paquin, voit d'un bon œil cette mesure. C'est le moyen le plus sûr et sécuritaire d'identifier notre animal, affirme-t-elle. Beaucoup de chats vont se promener dehors, mais un collier, ça peut se perdre. Une médaille, c'est une même affaire. Mais pour la puce, il n'y aucun danger que ça se perde, parce que c'est cicatrisé en dessous de la peau et ça reste là pour toute la vie de l'animal.

Une femme portant un stéthoscope autour du cou pose dans une clinique vétérinaire.Ève Paquin, propriétaire de la clinique vétérinaire Pile-Poil d'Amos Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Appel d'offres pour le contrôleur animalier

La Ville d'Amos prévoit également aller en appel d'offres pour les services d'un contrôleur animalier sur son territoire.

On a un seul fournisseur de services depuis que je me souviens, souligne le directeur général d'Amos, Guy Nolet. Est-ce qu'il y aura de nouveaux joueurs? Possiblement. On souhaite qu'il y ait de nouveaux joueurs pour favoriser la meilleure concurrence possible et qu'en bout de ligne, ce soient les citoyens qui en ressortent gagnants.

Le nouveau règlement, s'il est adopté tel quel, prévoit aussi qu'il sera dorénavant obligatoire pour les propriétaires de chats d'obtenir une licence, ce qui n'était pas le cas antérieurement.

Le nombre maximum de chats et de chiens serait maintenu à quatre par résidence.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale