•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des chercheurs font dévier une Tesla dans la mauvaise voie

Une voiture Tesla Model S noire roulant à vive allure.

Une Tesla Model S.

Photo : Reuters / Noah Berger

Radio-Canada

Des chercheurs en sécurité informatique ont réussi à faire dévier une Tesla sur la route en donnant l'illusion au pilote automatique que la voiture se dirigeait dans la bonne direction.

Les experts de Keen Security Lab du géant chinois Tencent ont utilisé une « attaque contradictoire » pour arriver à leurs fins. Ce type d’attaque consiste à envoyer des informations erronées à un algorithme sans qu’il s’en aperçoive, en exploitant une faiblesse dans son comportement.

Dans le cas de la Tesla, les chercheurs ont placé des autocollants sur la route, ce qui a fait croire aux capteurs de l’automobile qu’elle poursuivait sa route normalement, alors qu’elle déviait en sens inverse.

Pour se maintenir dans sa voie, le pilote automatique des Tesla se fie aux images que lui envoient les caméras disposées à certains endroits stratégiques sur la voiture. Or, les chercheurs ont démontré que l’analyse de ces images pouvait facilement être trompée à l’aide de matériaux à la portée de tous.

D'autres faiblesses

Dans une vidéo (Nouvelle fenêtre) annonçant leur découverte, les chercheurs ont également démontré qu’il était possible de prendre contrôle de la voiture à l’aide d’une manette de jeu vidéo sans fil.

Tesla a indiqué à Forbes avoir réglé ce problème avant même d’avoir été contacté par Keen Security Lab. Le fabricant a également affirmé à Keen Security Lab (Nouvelle fenêtre) que l’attaque utilisant des autocollants ne représentait pas un risque dans une situation réelle, puisque le conducteur pouvait reprendre le contrôle manuel de la voiture en tout temps.

Sur Twitter, le PDG de Tesla Elon Musk a félicité les chercheurs pour leur rapport (Nouvelle fenêtre). « De l’excellent travail de la part de Keen, comme d’habitude », a-t-il écrit.

D’autres chercheurs ont déjà démontré des faiblesses dans le système de pilotage automatique de Tesla. La professeure Dawn Song, de l’université UC Berkeley, a notamment expliqué le mois dernier avoir réussi à faire croire à l’intelligence artificielle d’une voiture qu’un panneau d’arrêt était en réalité un panneau indiquant que la limite de vitesse était de 45 miles à l’heure (72 km/h).

Avec les informations de MIT Technology Review

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !