•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lock-out à l'ABI : François Legault en rajoute et dit que « le syndicat n'est pas raisonnable »

François Legault devant des micros de journalistes à Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a réagi au sujet du conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) en mêlée de presse à l'Assemblée nationale, mardi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après avoir soulevé lundi l'incompréhension des syndiqués en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) en disant qu'ils devaient faire un compromis, le premier ministre François Legault a ajouté que le syndicat « n'est pas raisonnable » dans ce conflit de travail.

Interrogé avant son entrée à la période de questions à l’Assemblée nationale du Québec mardi après-midi, le premier ministre Legault a expliqué sa déclaration de la veille.

Quand on voit un syndicat qui en demande trop, le risque est de perdre des emplois à 92 000 $ par année, a déclaré François Legault. Je pense que c’est important d’être raisonnable. Actuellement, je ne trouve pas que le syndicat est raisonnable.

Cette deuxième déclaration dure à l’endroit du Syndicat des métallos survient après des rencontres organisées par le premier ministre avec les représentants syndicaux et les dirigeants d’Alcoa, qui détient 75 % d’ABI.

Pour écouter l'entrevue du président du syndicat des travailleurs de l'ABI, Clément Masse, à l'émission 360 PM, cliquez ici.

À sa sortie des deux rencontres de lundi, François Legault avait déclaré sur les réseaux sociaux que : (l)a direction offre un salaire moyen de 92 000 $ par année aux 900 employés. Le syndicat doit faire des compromis.

Des gens autour d'une tableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre a d'abord rencontré le syndicat, puis la direction de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), en lock-out depuis plus de 14 mois.

Photo : Twitter/François Legault

Ses propos avaient déclenché la surprise et l’incompréhension de la part du syndicat des travailleurs de l’ABI.

C'est surprenant et étonnant, a déclaré le président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos, Clément Masse. Ça donne l'impression que M. Legault prend parti pour une multinationale américaine qui fait des millions de profits contre des travailleurs qui sont en lock-out depuis 15 mois.

Clément Masse s'est dit très déçu, d'autant plus qu'il était sorti satisfait de sa rencontre avec M. Legault. Il estimait avoir eu une écoute attentive de la part du premier ministre. Il souhaitait que François Legault use de son influence pour amener les dirigeants d'Alcoa à se représenter à la table des négociations avec un vrai mandat de venir négocier de bonne foi.

C'est par ailleurs le syndicat qui avait demandé à rencontrer le premier ministre.

Cette bisbille dans le dossier de l’Aluminerie de Bécancour survient à la veille d'une rencontre de conciliation dans le dossier, la première depuis le mois de février.

Reprise des négociations mercredi

Les négociations reprendront mercredi entre le Syndicat des métallos et la direction de l’Aluminerie de Bécancour.

Elles se feront en compagnie du médiateur et conciliateur Jean Nolin.

Extérieur de l'usine en hiverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Aluminerie de Bécancour

Photo : Radio-Canada

Les deux parties devraient notamment aborder la contre-proposition syndicale déposée le 21 mars, après le rejet de l’offre d'Alcoa à 82 % par les travailleurs de l'ABI.

Les dernières négociations ont eu lieu au début du mois de février.

Mauricie et Centre du Québec

Politique provinciale