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Certains centres de prévention des surdoses étaient superflus, selon la ministre Christine Elliott

Des manifestants brandissent une banderole à l'intérieur de Queen's Park.
Quelques manifestants ont interrompu la période de questions à Queen's Park pour dénoncer la fermeture prochaine de centres de prévention des surdoses. Photo: Radio-Canada / Mathieu Simard
Radio-Canada

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a dû défendre mardi sa décision de mettre fin au financement de six centres de prévention des surdoses en Ontario. Elle maintient que certains centres étaient devenus superflus en raison de leur proximité géographique.

Au moment où la ministre répondait aux attaques de l'opposition, des manifestants ont interrompu la période de questions à Queen's Park pour dénoncer la fermeture prochaine des centres qui, dimanche soir, bénéficiaient d'un sursis de la province.

Une poignée de manifestants ont brandi deux grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire les coupes vont tuer.

Le groupe de factieux a finalement été escorté par des gardiens de sécurité.

Trois des six centres qui ont été écartés sont situés à Toronto.

Les responsables de ces centres ont fait une déclaration publique lundi pour exhorter le gouvernement Ford à faire marche arrière.

La ministre Christine Elliott devant les journalistes. La ministre de la Santé Christine Elliott a maintenu sa décision de couper le financement pour six centres de prévention des surdoses. Elle a expliqué que certains centres ne respectaient pas les «critères établis». Photo : Radio-Canada

Nous prenons la crise des opioïdes très au sérieux. Nous savons qu'il s'agit d'une urgence majeure en matière de santé publique.

Christine Elliott, ministre de la Santé, pendant la période de questions mardi

L'opposition accuse le gouvernement Ford de se plier aux demandes de certaines personnes qui ne veulent pas de ces centres dans leur quartier.

Pas dans ma cour arrière, c'est la manière de gérer cette crise pour M. Ford, a lancé la chef de l'opposition officielle Andrea Horwath. Selon elle, il faut offrir le service là où sont les utilisateurs d'opioïdes.

Christine Elliott a cependant admis que son ministère continuera d'accepter et d'étudier des demandes de permis d'exploitation. Elle n'exclut pas la possibilité d'octroyer un financement à d'autres centres qui permettent aux utilisateurs de consommer dans un environnement sécuritaire.Nous examinons notamment un autre centre en ce moment. Nous avons quelques questions, mais nous travaillons avec la Ville de Toronto, a-t-elle indiqué.

Depuis l'annonce vendredi de la fin du sursis accordée à six centres existants, les partis d'opposition ont fustigé la décision qui met en péril la vie de nombreuses personnes.

Ce que le gouvernement fait, c'est des décisions arbitraires, rapides, sans aucune idée des conséquences, a lancé la députée Marie-France Lalonde, ancienne ministre de la Sécurité communautaire.

On sait que les gens décèdent chaque jour. La prévention est la meilleure option pour nos gens en Ontario.

Marie-France Lalonde, députée libérale

Six des « centres de consommation et de traitement » autorisés se trouvent à Toronto, en plus de trois à Ottawa, et d'un à London, Kingston, Hamilton, Thunder Bay, Guelph et St. Catharines.

Le Bureau de santé de London-Middlesex avance que 16 surdoses se seraient produites lundi et mardi.

Les agents de la police de London sont équipés de naloxone depuis juin 2018.

Depuis, ils ont administré plus de 150 doses à plus de 90 personnes, selon le Bureau de santé de London-Middlesex.

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