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Un projet de mine de potasse près de Regina inquiète des environnementalistes

Un travailleur marche dans une mine de potasse.

Une mine de potasse (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le groupe de défense des pâturages publics en Saskatchewan s'inquiète des répercussions environnementales du projet de mine de potasse à Sedley, au sud-est de Regina, et demande au promoteur d'installer la mine sur des terres déjà exploitées.

Le promoteur du projet, l'entreprise CanPacific Potash, soutient avoir remis au gouvernement en janvier une évaluation environnementale qui montre que le projet respecte les normes environnementales.

Toutefois, le groupe d'environnementalistes est d’abord préoccupé par l’emplacement de la mine. Selon le groupe, la construction de la mine aurait des répercussions sur plus de 4000 hectares de pâturages sauvages.

Pour calmer ces inquiétudes, CanPacific Potash indique, par voie de communiqué, que la mine sera installée sur des terres à 84 % déjà utilisées pour l’agriculture. CanPacific Potash est une coentreprise créée par les deux géants de la potasse, North Atlantic Potash et Rio Tinto Potash Management.

L’entreprise estime que la mine pourrait produire 3,25 millions de tonnes de potasse chaque année.

Une carte géographique indique le village Sedley et les terres sur lesquelles le projet de mine sera développé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À l’intérieur du pointillé noir les terres abritant la réserve de potasse KL 262. À l’intérieur du pointillé rouge, les terres sur lesquelles CanPacific Potash projette d’installer sa mine pour produire de la potasse.

Photo : CanPacific Potash Inc.

Le porte-parole du groupe de défense des pâturages publics, Trevor Herriot, dénonce aussi le fait que la mine sera installée dans un milieu où vivent neuf espèces d’animaux en danger. Il croit que le bruit engendré par les activités de la mine fera fuir plusieurs espèces, ce qui aurait des conséquences sur la diversité de la faune dans le secteur.

Le promoteur du projet répond qu'il a « mené une étude approfondie sur la vie sauvage, les espaces humides et les plantes rares dans la préparation de la construction ». CanPacific Potash dit « s’engager à protéger les espèces en danger conformément aux réglementations gouvernementales ».

Le groupe déplore également le choix d’un procédé d’extraction du minerai qui nécessite une grande quantité d’eau, soit l'extraction par solution. Ce processus fait en sorte que plusieurs milliers de litres d’eau saline sont injectés dans la terre. Le minerai est alors dissous et extrait du sol. Or l’eau utilisée dans le processus ne peut être traitée pour être réutilisée, selon le groupe.

CanPacific Potash dit avoir élaboré un plan de protection environnementale et engagé un spécialiste en environnement qui la conseillera durant la construction et la mise en service de la mine.

Le gouvernement reçoit les commentaires du public

Le gouvernement de la Saskatchewan mène actuellement une consultation publique sur ce projet de construction, qui se terminera le 15 avril.

Brianne England, une gestionnaire du ministère de l’Environnement, encourage le public à s'exprimer sur la question. Tous les commentaires du public seront pris en considération, dit-elle, ajoutant que c’est une part importante du processus de consultation.

De son côté, le maire de Sedley, Bryan Leier, compte sur les retombées économiques des emplois créés dans la mine plus d’habitants, mentionnant notamment la construction de maisons et un nombre plus important d’enfants qui fréquentent l’école.

Les revenus fonciers engendrés par la future mine seront toutefois collectés par la municipalité rurale Francis, dont fait partie Sedley.

Selon le recensement de 2016, Sedley a une population de 358 habitants.

Le maire Bryan Leier affirme qu'il ne partage pas les inquiétudes du groupe environnemental.

Il estime que le site retenu pour la mine ne touche pas beaucoup de prairies sauvages. Il souligne également que l'emplacement pourrait changer.

Il s’est aussi dit satisfait du processus d'élaboration du projet de mine et a indiqué que CanPacific avait toujours été en communication avec le village.

Avec les informations de Pascale Langlois

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Saskatchewan

Métaux et minerais