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Intoxication au monoxyde de carbone : il manquait une pièce au détecteur de l'école des Découvreurs

Deux autobus scolaires devant l'école.
Les élèves étaient de retour en classe mercredi à l'école des Découvreurs après une importante fuite de monoxyde de carbone. Photo: Radio-Canada / Charles Contant
Radio-Canada

L'école des Découvreurs, évacuée en raison d'une fuite de gaz le 14 janvier dernier, ne possédait pas de détecteur de monoxyde de carbone fonctionnel lors des événements, a avoué lundi la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB).

Quelque 43 personnes avaient été hospitalisées lors des événements dans cette école de l'arrondissement de LaSalle.

La CSMB avait toujours soutenu que l'école était munie d'un tel détecteur, mais voilà qu'elle change maintenant son fusil d’épaule. La semaine dernière, Radio-Canada révélait que l’école ne possédait pas de détecteur de ce type, le 14 janvier.

Le lendemain de la fuite de gaz, la présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne, avait pourtant affirmé sur nos ondes que l’école possédait « bel et bien un détecteur de monoxyde de carbone ». « Il y avait également un détecteur de méthane. Ces équipements ont été vérifiés, comme on le fait à l’habitude, à la mi-octobre, et tout fonctionnait », avait-elle ajouté.

La semaine dernière, après s’être fait présenter les nouveaux éléments obtenus par Radio-Canada, la CSMB avait conservé sa version des faits. Une porte-parole avait répondu par courriel « qu’il y avait bel et bien un détecteur à l’école des Découvreurs au moment de l’incident », et qu’au moment de l’inspection « le détecteur était en état de marche ».

Dans un communiqué envoyé lundi aux parents des élèves et aux membres du personnel de l’école des Découvreurs, la commission scolaire change sa version des faits.

Elle indique que l’inspection du 21 janvier « nous a permis de confirmer qu’il y avait bel et bien un détecteur installé dans la salle mécanique de l’école des Découvreurs. Il s’agissait d’un détecteur deux stations, c’est-à-dire pouvant détecter à la fois deux types de gaz, dont le monoxyde de carbone ».

Elle ajoute cependant que des vérifications supplémentaires dans les semaines suivantes visant à comprendre pourquoi le détecteur n’avait pas fonctionné le 14 janvier « ont révélé que l’absence d’une sonde pouvant détecter le monoxyde de carbone était en cause ».

Dans son communiqué, la commission scolaire tient à assurer que la situation a été normalisée dès le 15 janvier à l’école des Découvreurs, grâce à l’installation d’un détecteur de type industriel relié au système d’alarme intrusion et incendie.

Ce type de détecteur est en voie d’être installé dans « tous les édifices » de la commission scolaire, ajoute-t-elle.

Avant la fuite du 14 janvier, la loi ne forçait pas les commissions scolaires à équiper leurs établissements de détecteurs de monoxyde de carbone. Toutefois, depuis l’incident, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, oblige toutes les commissions scolaires et les écoles à s’en munir, et leur demande d’adopter un mécanisme d’inspection annuelle pour s’assurer qu’il soit fonctionnel.

Le cabinet du ministre Roberge s'est dit satisfait des explications de la commission scolaire et des gestes qu'elle a posés à la suite de l'accident. « Nous sommes convaincus que la commission scolaire a agi de bonne foi dans ce dossier, et n’a pas volontairement diffusé d’informations inexactes. Le ministère de l’Éducation et les parents se devaient cependant d’avoir l’heure juste dans ce dossier », écrit-il dans un communiqué publié mardi.

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