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Un « malentendu » : La Passerelle défend l’utilisation de billets destinés à des enfants dans le besoin

Mme Tchatat en entrevue.
Léonie Tchatat, fondatrice et présidente de la Passerelle Photo: Radio-Canada / Guillaume Cottin
Radio-Canada

Des employés de l'organisme torontois La Passerelle I.D.É. et des proches auraient utilisé des billets de concerts et de matchs sportifs fournis par Kids Up Front pour des enfants dans le besoin, selon une enquête du Toronto Star. Des allégations qualifiées de « malentendu » par l'organisme.

Selon l’article du quotidien torontois, La Passerelle-I.D.É. a obtenu 782 billets gratuits au cours des deux dernières années, pour une valeur totale de 54 000 $, y compris des billets pour les concerts de Taylor Swift et de Justin Timberlake, ainsi que des matchs des Blue Jays et des Raptors.

Le Toronto Star cite sept employés actuels et anciens qui ont demandé de conserver l'anonymat par crainte de représailles. Radio-Canada n’a pas pu vérifier ces allégations.

Radio-Canada n’a pu vérifier le nombre de billets qui auraient été utilisés par la directrice générale Léonie Tchatat, par le comptable Guy Taffo, par leurs proches ou par des employées de l’organisme plutôt que des par enfants dans le besoin, mais le Toronto Star affirme que la pratique serait répandue, citant des sources anonymes.

En après-midi, l’organisme a répondu dans une déclaration que des billets « ont été mis à la disposition des membres du personnel de La Passerelle-I.D.É. lorsqu’il a été clair que ces [billets] ne seraient autrement pas utilisés ».

Or, les agences partenaires de Kids Up Front doivent toutefois rendre les billets inutilisés au moins 24 heures avant un événement, pour qu’ils puissent être redonnés à un autre organisme, selon les ententes. Radio-Canada n'a pu vérifier si La Passerelle I.D.É. avait une entente particulière avec Kids Up Front sur l'utilisation des billets donnés.

La directrice générale de Kids Up Front, Lindsay Oughtred, dit prendre cette affaire « très au sérieux » dans une déclaration envoyée par courriel à Radio-Canada. « Nos contrats avec les agences décrivent très clairement comment les billets doivent être utilisés », écrit-elle.

Selon ces contrats, les billets remis aux quelque 350 agences partenaires de Kids Up Front doivent être utilisés par des enfants et des jeunes de moins de 18 ans issus de familles à faible revenu. Un parent ou tuteur reçoit également un billet pour accompagner les enfants.

La Passerelle-I.D.É. affirme, toujours dans sa déclaration écrite, que sa première entente avec Kids Up Front, signée en 2014, prévoyait aussi l’utilisation de billets par des bénévoles et des employés qui agiraient à titre de chaperons ou qui seraient membres des communautés desservies par l’organisme d’aide aux nouveaux arrivants.

Une telle clause n’a pas été incluse suite à une modification de l’entente en 2016, ce qui aurait pu contribuer à un malentendu, écrit La Passerelle-I.D.É.

L’organisme soutient avoir entamé un dialogue avec Kids Up Front autour de ces questions.

La Passerelle-I.D.É. dit être confiante que tout malentendu sera dissipé et surmonté.

Kids Up Front et Léonie Tchatat ont refusé de nous accorder une entrevue à la caméra.

Toronto

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