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Le conflit entre la cheffe de Lac-Simon et les policiers de Val-d'Or a coûté cher à la SQ

La communauté de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue.

La Sûreté du Québec était venue en renfort aux policiers de Lac-Simon en 2016-2017. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Jean-Marc Belzile

Radio-Canada a appris qu'entre septembre 2016 et octobre 2017, la présence des policiers du service d'urgence de la Sûreté du Québec (SQ) à Val-d'Or aura coûté plus de 250 000 $. En décembre 2016, la SQ avait dû faire appel à leurs services puisque les policiers de Val-d'Or jugeaient ne plus être en sécurité à Lac-Simon.

En décembre 2016, la cheffe de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, affirmait ne plus faire confiance aux policiers de la SQ et ne plus souhaiter leur présence sur son territoire. Les agents de Val-d'Or avaient alors pris la décision de ne plus travailler à Lac-Simon.

Par le biais d'une demande d'accès à l'information, Radio-Canada a appris que 35 policiers du service d'urgence ont travaillé à Val-d'Or entre septembre 2016 et octobre 2017.

Une situation qui a coûté 47 000 $ en salaires, 175 000 $ en temps supplémentaire et 27 000 $ en frais de déplacement et de repas, pour un total de 250 000 $.

La majorité de ces frais ont été engendrés par ce conflit entre la SQ et la cheffe de Lac-Simon.

Adrienne Jérôme assure qu'elle ne regrette rien et que la confiance est encore fragile en ce moment avec la SQ.

On n'entend plus parler de cas de violence. La communauté commence à aller bien, ça va bien à Lac-Simon. On veut que ça continue, mais la relation d'autorité qu'ont les policiers de la SQ avec nos membres, ça ne nous aide pas.

La situation pourrait d'ailleurs se reproduire, puisqu'Adrienne Jérôme menace à nouveau de fermer son poste de police si le gouvernement provincial n'augmente pas son budget.

Le poste de police de la communauté autochtone anichinabée de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue.

Le poste de police de la communauté autochtone anichinabée de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Le poste de police serait déficitaire de 300 000 $.

Selon la cheffe, les policiers ont dû faire 3240 interventions en 2018.

On a déjà envoyé des correspondances à la ministre de la Sécurité publique. Les négociateurs avec qui on fait affaire, ils ne peuvent pas négocier plus, ils n'ont pas l'autorité de le faire, ça appartient à la ministre maintenant.

La Sûreté du Québec n'était pas en mesure de nous dire si les policiers du service d'urgence devraient à nouveau être utilisés advenant une fermeture du poste de police de Lac-Simon.

Abitibi–Témiscamingue

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