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Les centres de prévention des surdoses écartés par la province plaident pour leur survie

Des personnes sont debout lors d'une conférence de presse.

Selon la Dre Eileen de Villa, il faut sauver des vies non seulement en faisant de la prévention des surdoses, mais aussi en décriminalisant les drogues.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseiller municipal Joe Cressy et les responsables des trois centres de prévention des surdoses qui n'ont pas reçu un financement provincial ont demandé au gouvernement, lundi à l'hôtel de ville de Toronto, d'annuler ses compressions.

C'est encore le temps pour la province de faire la bonne chose et de reculer, dit le conseiller municipal et président du Commission de la santé publique de Toronto, Joe Cressy.

Les trois centres torontois qui n’ont pas été approuvés par la province ont reçu une exemption d’urgence d'un mois de Santé Canada, vendredi soir.

Ils doivent toutefois trouver du financement eux-mêmes.

Alors que nous travaillons pour sauver des vies, nous sommes déçus de voir le gouvernement Ford agir comme il le fait, dit l'attaché de presse de la ministre fédérale de la Santé, Thierry Bélair.

Vous ne pouvez pas fermer les yeux devant cette crise.

Joe Cressy, président du comité de réduction des méfaits à la Commission de la santé publique de Toronto

La médecin hygiéniste en chef de la Ville, la Dre Eileen de Villa, a encore une fois défendu l'importance de ces centres.

En 2017, il y a eu 308 morts par surdoses d'opioïdes à Toronto. Chacune de ces morts aurait pu être évitée. Ce n'est pas le moment de retirer des services, dit-elle.

La Dre Eileen de Villa a confirmé que le centre de prévention des surdoses The Works qui se trouvent dans les locaux de la Santé publique de Toronto continuera de recevoir du financement provincial jusqu'à ce que le ministère de la Santé prenne une décision.

La crise des opioïdes qui frappe notre ville, notre province et notre pays est la crise de santé publique qui définit notre époque.

Eileen de Villa, médecin hygiéniste en chef de Toronto

Le centre Street Health offre son service de prévention des surdoses depuis neuf mois.

Nous sommes dans un quartier qui a grandement besoin de ces services. Depuis le mois de juin, nous avons eu plus de 3600 visites et nous avons évité plus 30 surdoses qui auraient pu être mortelles, dit la directrice générale du centre Street Health, Kapri Rabin.

Cette fin de semaine a été difficile, dit le directeur général du centre communautaire St. Stephen’s Community House, Bill Sinclair.

Nous avons ouvert il y a presque un an. Nous en sommes fiers, ajoute-t-il.

Ces responsables refusent de fermer les portes de leurs centres, malgré les directives de la province.

Le gouvernement devrait faire tout en son pouvoir pour éviter ces morts qui pourraient être évitées, dit Kapri Rabin.

Nous offrons non seulement des services de réduction des méfaits, nous sommes aussi un endroit où plusieurs se sentent en sécurité. Soixante pour cent de nos clients sont des femmes, ajoute-t-elle.

Les représentants des différents centres de prévention des surdoses ont remercié les membres de leur communauté pour leur soutien.

En Chambre, la députée néo-démocrate et porte-parole du NPD en matière de santé mentale et de toxicomanie, Bhutila Karpoche, a demandé au gouvernement de revenir sur sa décision de ne pas autoriser six centres de consommation et de traitement.

La ministre de la Sécurité communautaire, Sylvia Jones, ne s’est pas engagée à reculer.

Toutefois, les décisions en matière de santé sont prises par la ministre de la Santé de l’Ontario, Christine Elliott.

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