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La Ligue canadienne de hockey féminin surprend ses membres en mettant fin à ses activités

Sami Jo Small devant une patinoire.

L'ex-gardienne de l'équipe nationale canadienne, Sami Jo Small, est devenue gérante des Furies de Toronto après avoir assuré le poste de vice-présidente de la CWHL.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La direction de la Ligue canadienne de hockey féminin (CWHL) a annoncé dimanche qu'elle mettrait fin à ses activités à partir du 1er mai. L'une des cofondatrices de la Ligue, Sami Jo Small, affirme être étonnée de la décision de cette fermeture.

« On ne s’y attendait pas. On préparait la prochaine saison », explique-t-elle.

La décision de la fermeture, annoncée à la dernière réunion des directeurs généraux de la Ligue, arrive, selon elle, sans préavis.

« On venait juste de finir une grosse journée de réunion avec les directeurs généraux, la semaine précédente, qui était très positive », s’étonne-t-elle.

La CWHL justifie sa décision dans un communiqué en affirmant :« Bien que le niveau de jeu sur la glace soit exceptionnel, le modèle économique n’est pas durable. »

Une décision sans appel

« La Ligue nous a dit qu’il n’y a aucun projet [pour la suite]. La décision est finale, même si un important donateur entrait en jeu », souligne-t-elle.

Sami Jo Small fait partie des cofondateurs de la CWHL et a travaillé comme vice-présidente, de sa création jusqu’à l’an dernier, où elle est devenue directrice générale des Furies de Toronto.

« Comme directrice générale, durant toute la saison, jamais on ne m’a demandé d’apporter plus d’argent ou d’en dépenser moins. C’est la raison pour laquelle je suis perplexe. Ça a été un coup dur, alors qu’on aurait pu faire les choses autrement », précise-t-elle.

Fondée en 2007, la CWHL avait six équipes au cours de la saison 2018-2019. Quatre équipes étaient au Canada, une formation se trouvait aux États-Unis, et une équipe était établie en Chine. La Ligue possède et gère toutes les équipes.

Ce n’est qu’à la saison 2017-2018 que les joueuses ont commencé à percevoir des salaires, allant de 2000 $ à 10 000 $, pour un budget total de 3,7 millions de dollars.

En novembre dernier, la CWHL a perdu un de ses soutiens financiers. Graeme Roustan, de l'entreprise Roustan Capital, a décidé de retirer son appui, alléguant alors un manque de transparence en ce qui concerne les dépenses du conseil d'administration de la Ligue.

Préparer l’avenir du hockey féminin

Lundi, Sami Jo Small se rendait à une réunion avec des actionnaires de la CWHL, dont les Maple Leafs de Toronto, afin de voir ce qu'il serait possible de faire pour les équipes féminines en septembre.

Il existe une autre ligue professionnelle comptant cinq équipes aux États-Unis, la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL). Cependant, Sami Jo Small indique que la CWHL est la ligue phare en Amérique du Nord.

Elle ajoute que la Ligue compte la majorité des joueuses olympiques des équipes canadiennes et américaines.

Simone Turner-Cummer est défenseuse dans l’équipe de hockey féminin des Cougars du Collège communautaire Assiniboine.

L'athlète de 23 ans affirme que l’annonce de la fermeture de la CWHL est un coup dur.

« C’est blessant pour une athlète féminine. Je n’aurais probablement jamais pu atteindre ce niveau [la CWHL], mais pour celles qui auraient pu, c’est un coup dur. Nous n’avons pas la reconnaissance que nous devrions avoir », explique-t-elle.

Sami Jo Small affirme qu’il s’agit peut-être de « la fin de la CWHL, mais ce n’est pas la fin du hockey féminin professionnel ».

Elle garde espoir qu’une solution sera mise en place pour la prochaine saison.

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