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Les cerisiers touchés par le climat

Les premières fleurs de cerisier à Vancouver.

Les premières fleurs de cerisier à Vancouver

Photo : David Horemans/CBC

Radio-Canada

La Ville de Vancouver n'envisage pas d'arrêter de planter des cerisiers, bien que ces arbres emblématiques ne résistent pas bien au temps chaud et sec qui touche la province depuis plusieurs années.

Dès l’arrivée du printemps, les cerisiers se couvrent à nouveau d’une myriade de fleurs roses et blanches.

Originaires de Chine, du Japon, de Corée ou d’Inde, ces arbres sont très souvent une obsession pour certaines personnes, qui tentent de repérer toutes les différentes variétés présentes dans la ville.

Le responsable de la foresterie urbaine de la Ville de Vancouver, Amit Gandha, précise qu'il y avait environ 20 000 cerisiers, de 20 variétés différentes, plantés le long de routes ou dans des parcs à Vancouver.

En fin de compte, c'est presque un peu comme une chasse aux fleurs de cerisier à Pâques.

Amit Gandha, responsable de la foresterie urbaine à la Ville de Vancouver

Cependant, comme le souligne l’auteur du livre Vancouver Tree Book, David Tracey, les hivers doux et humides favorisent la propagation des maladies des cerisiers, qui grandissement mieux par des froids rigoureux. De plus, ces arbres ne supportent pas bien la sécheresse et n'aiment pas avoir leurs racines ou leurs branches à l'étroit dans les environnements urbains. Le changement climatique modifie les conditions dans lesquelles les arbres vivent.

Mais, pour le moment, ils ont leur place dans une forêt urbaine bien conçue, dit David Tracey.

Photo de fleurs roses et blanches dans une branche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un exemple de cerisier en fleurs

Photo : Steven Joniak

La Ville de Vancouver désire remplacer les cerisiers en fin de vie ou d’en planter de nouveaux dans des endroits sécuritaires pour leur survie. Une partie du défi consiste à déterminer quels arbres ou quelle variété d’espèces vont prospérer à Vancouver dans les prochaines années, car la construction de logements et le développement urbain réduisent les espaces verts.

David Tracey se dit optimiste pour les prochaines années : Ils vont bien en ce moment, alors nous ne sommes pas trop inquiets, mais nous allons continuer à les surveiller. Ils ne sont pas différents des autres espèces que nous avons dans la ville.

L'expert en génétique forestière et en climat de Diamondhead Consulting, Ian MacLachlan, aide des villes comme Vancouver à rendre les forêts urbaines plus résistantes pour l'avenir.

Il explique que de nombreuses villes privilégient les plantes indigènes, car il a été prouvé qu'elles se développent mieux et fournissent également un habitat aux animaux, aux insectes, mais aussi aux autres plantes.

La Ville de Victoria a provoqué la colère de plusieurs résidents après avoir proposé de remplacer les cerisiers, au profit d'espèces indigènes, qui seraient peut-être plus à même de faire face aux effets du changement climatique. Toutefois, les conseillers ont finalement annulé le plan et envisagent maintenant de conserver les cerisiers dans le paysage urbain.

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