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Une nouvelle ère impériale pour le Japon

Le prince Naruhito et son père, l'empereur Akihito lors de la cérémonie du Nouvel An 2019.

Le prince Naruhito (à gauche) succédera à son père, l'empereur Akihito (à droite) le 1er mai.

Photo : AFP / Jiji Prince

Radio-Canada

Le prince Naruhito deviendra le 1er mai le 126e empereur du Japon. Il succédera à son père, l’empereur Akihito.

L’accession du prince Naruhito au trône du Chrysanthème mettra fin à 30 ans de règne de l’empereur Akihito du Japon et de l'impératrice Michiko, qui ont fait évoluer en douceur le très rigide système impérial japonais.

Le futur empereur de 59 ans, qui est tout le portrait de son père, s’est déjà exprimé plusieurs fois sur la façon d’assumer son rôle.

En 2015, il avait affirmé vouloir que les Japonais « regardent humblement » les décennies antérieures, sans occulter les exactions de l'armée impériale pendant la première moitié du XXe siècle.

Il a aussi exprimé en février sa volonté d'être « proche du peuple et de partager ses joies et ses peines », tout comme l'empereur et l'impératrice actuels, qui se rendent régulièrement sur les lieux de désastres naturels et affichent leur soutien aux personnes handicapées et moins nanties de la société.

Ces visites du souverain aux victimes de catastrophes naturelles au bras de Michiko ont contrarié les traditionalistes de droite, pour qui son rôle devrait se confiner à la prière et à l'exécution d'une multitude de rites au rythme des saisons. Elles lui ont par contre valu le respect et l'affection du grand public.

Naruhito n'a par ailleurs pas caché ses critiques du mode de vie étouffant imposé à la famille impériale, surtout face aux souffrances de la princesse héritière Masako, qui peine à s'adapter à ce milieu.

Le legs le plus précieux venant d'Akihito et Michiko réside dans leurs efforts concertés pour mettre leur prestige impérial au service des membres les moins privilégiés de la société japonaise.

Kenneth Ruoff, spécialiste du Japon à l'Université de Portland

L'empereur Akihito affiche clairement une aversion pour le nationalisme. Il a exprimé ces dernières années ses « profonds remords » pour les exactions commises par le Japon au XXe siècle, des propos parfois interprétés comme un rejet de la posture nationaliste du premier ministre Shinzo Abe.

Il avait hérité du trône du Chrysanthème en janvier 1989 à la mort de son père, mais la cérémonie d'intronisation avait eu lieu l'année suivante.

Avec les informations de Agence France-Presse

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