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Pénurie de main-d'oeuvre : la technologie à la rescousse des acériculteurs

Anne Gauthier de l'érablière les 5 ZEF

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada

La pénurie de main-d'oeuvre n'épargne pas l'industrie de l'acériculture québécoise. Bon nombre de producteurs de sirop d'érable prennent le virage technologique pour augmenter leur production, mais aussi pour remplacer les employés qui se font de plus en plus rares.

À une cinquantaine de kilomètres au nord de Portneuf, au cœur de la ZEC Bastican Neilson et loin de tout réseau cellulaire, se cache une des technologies les plus avancées en matière d'acériculture au Québec.

L'érablière les 5 ZEF de Rivière-à-Pierre a investi près d'un million de dollars ces dernières années pour « se mettre à la page », et du même coup contrer la pénurie de la main-d'oeuvre.

« Les équipes ne suivent pas nécessairement la grosseur de la production, explique Anne Gauthier, copropriétaire de l'érablière les 5 ZEF. C'est difficile d'avoir des employés. »

Gains d'efficacité

L'érablière vient d'ailleurs d'investir dans des capteurs installés sur le bout des lignes d'eau d'érable qui permettent de mieux cibler les bris parmi les 125 000 entailles. « Ça nous permet de cibler où sont les endroits où je dois envoyer mes employés », ajoute la copropriétaire.

« Faire marcher les équipes dans le vide ce n'est pas le fun pour moi et pour eux non plus. Ils savent que s'ils vont à tel endroit, ils vont trouver le problème, ils sont contents d'y aller et de le réparer. »

Ça diminue le monde qu'on a besoin et ça les rend plus efficaces.

Anne Gauthier, copropriétaire de l'érablière les 5 ZEF
Anne Gauthier de l'érablière les 5 ZEF

Anne Gauthier de l'érablière les 5 ZEF

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Martin Pelletier, du centre de recherche et de développement en acériculture ACER, souligne que les producteurs de sirop sont nombreux à se doter de surveillance à l'aide de moniteur.

Les technologies de monitoring vont nous aider à faire autant ou plus avec moins d'employés.

Martin Pelletier, centre ACER

Elles peuvent aussi faire gagner des heures de sommeil aux producteurs, pouvant suivre leur production à partir de la maison.

La technologie peut même permettre à un producteur d’opérer seul son érablière, ajoute Rock Gaulin de H2O innovation, un fournisseur de solutions de traitement d’eau.

« Avec la pénurie de main-d'oeuvre qui se passe présentement des fois l'acériculteur est seul et il doit opérer un système de 10-15 000 entailles donc ça lui permet d'optimiser son temps », dit-il.

L’investissement sur le système de surveillance s'ajoute à l’acquisition d’évaporateurs électriques et d’un séparateur automatisé qui augmente le taux de sucre dans l'eau d'érable acquis il y a quelques années.

Ces deux éléments minimisent les manœuvres à effectuer pour transformer l'eau d'érable en sirop.

Des investissements payants

Le retour sur investissement est rapide avec une production de 800 à 900 barils de sirop d'érable par saison pour l'érablière les 5 ZEF.

« Avant à l'huile, un baril pouvait nous coûter 45 dollars à produire et avec les évaporateurs électriques ils peuvent nous revenir à 4-5 $ du baril, il y a vraiment une grosse économie à faire, en plus de la pollution qu'on diminue », précise Anne Gauthier.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

Québec

Agro-industrie