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Jour d'ouverture de moins de la moitié des magasins de cannabis en Ontario

Photo de personnes en file sur le trottoir qui montrent leur carte d'identité à un agent de sécurité.

Le magasin de cannabis Hunny Pot ouvre ses portes à Toronto, lundi matin.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Radio-Canada

Une dizaine de magasins de cannabis ouvrent leurs portes lundi dans le Sud et l'Est de l'Ontario, soit moins de la moitié de ceux qui ont été sélectionnés par la loterie à la mi-janvier et qui ont pu présenter une demande auprès de la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a confirmé que dix magasins de cannabis étaient officiellement ouverts dans la province.

Deux autres ouvriront dans les prochains jours, dit M. Ford.

Il note qu'un détaillant n'a pas été accepté. On comptera donc 24 magasins de cannabis en Ontario.

Le premier ministre estime que cela prendra quelques semaines.

À Toronto, des dizaines de personnes faisaient la file devant le magasin Hunny Pot à 7 h 30, lundi matin, certains ayant même campé sur place durant la nuit.

Hunny Gawri, le propriétaire du point de vente de marijuana, se disait prêt à tout pour l'ouverture à 9 h.

J’espère que nous n’écoulerons pas tout le premier jour, dit-il.

Après avoir montré une pièce d'identité avec photo, les clients sont accompagnés par un employé à l'intérieur du magasin pour bénéficier d'une expérience personnalisée.

L'avocate Caryma Sa'd tenait à être l'une des premières clientes lundi matin.

Selon elle, il s'agit d'un moment historique.

Caryma Sa'd a acheté un gramme de cannabis de type sativa et des joints préroulés pour une valeur de 30 $.

C'est certainement plus cher que le marché noir. Ce sera difficile de compétitionner, dit-elle.

Photo d'une femme vêtue d'un manteau rouge devant une tente; d'autres hommes attendent en file derrière elle.

Une dizaine de personnes faisaient la file à 7 h 30, lundi matin, devant le magasin de marijuana Hunny Pot à Toronto, certains ayant même campé sur place toute la nuit.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Selon Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis, des problèmes d’approvisionnement semblables à ceux qui ont été observés dans d’autres provinces sont à prévoir.

Il ajoute qu’il faudra s’attendre à de longues files d’attente dès lundi, surtout dans les magasins de la Ville Reine.

Quels commerces ouvriront le 1er avril?

  • The Hunny Pot Cannabis Co., Toronto
  • Ganjika House, Brampton
  • RELM Cannabis Co., Burlington
  • Brock Street Cannabis, Kingston
  • SpiritLeaf, Kingston
  • Central Cannabis, London
  • The Niagara Herbalist, St. Catharines
  • Fire & Flower York Street Cannabis, Ottawa
  • Hobo Recreational Cannabis Store, Ottawa
  • Superette, Ottawa

Les files d'attente disparaîtront au fur et à mesure, et les pénuries dureront seulement le temps que le cours normal des affaires se stabilise. Les détaillants savent exactement de quelle quantité de cannabis ils ont besoin et comment s'approvisionner.

Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis

L’ouverture des autres magasins toujours en suspens

Aucun des deux établissements censés desservir le Nord de l'Ontario ne pourra ouvrir dans les délais prévus. Les commerces en question se trouvent à Sudbury.

Selon les informations de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) qui réglemente les magasins de détail de cannabis, 12 détaillants attendent encore leur autorisation.

Alors que certains n’ont toujours pas terminé la période de consultation publique, d’autres font des rénovations ou forment leurs employés.

Selon M. Rosenthal, ouvrir un commerce en deux mois et demi relève de l’exploit.

À cela s'ajoutent les règlements très restrictifs sur la façon dont les magasins de cannabis doivent fonctionner, sur les endroits où ceux-ci peuvent opérer, l'infrastructure de sécurité qui doit être mise en place. C'est une tâche très difficile, même pour les entrepreneurs et les détaillants chevronnés.

Jay Rosenthal, président de la publication en ligne « Business of Cannabis »

Des sanctions pour les retardataires

Les commerçants qui n'ont pas respecté l’échéance du 1er avril pourraient faire face à des pénalités financières importantes.

Au moment de présenter leur demande de licence, les futurs propriétaires tirés au sort devaient fournir une lettre de crédit de 50 000 $.

Selon les modalités de l'entente avec la CAJO, la province serait en droit de prélever 12 500 $ de cette somme à certains propriétaires dès le 1er avril. Les pénalités deviennent encore plus élevées après cette date.

Un tableau montrant les pénalités imposées aux commerçants qui ne seront pas prêts le 1er avril.

Les pénalités peuvent être salées pour les commerçants qui ne seront pas prêts pour le mois d'avril.

Photo : Radio-Canada

Selon le porte-parole de la CAJO, Raymond Kahnert, la province peut décider de ne pas faire ces prélèvements. Il spécifie toutefois que cette éventualité ne se produira qu'en cas de circonstances exceptionnelles, si, par exemple, un magasin est incapable d’ouvrir ses portes à cause de circonstances indépendantes de sa volonté.

Le registraire pourrait procéder au premier prélèvement si la raison pour laquelle le magasin n’est pas ouvert avait pu être évitée et si le demandeur était en mesure d’ouvrir un magasin dans les délais requis lorsqu'il a choisi de participer à la loterie, a-t-il affirmé.

Avec les informations de la CBC

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