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Algérie : le président Abdelaziz Bouteflika forme un nouveau gouvernement

Un homme en fauteuil roulant tient un enfant par l'épaule.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika lors d'élections locales en 2017

Photo : Getty Images / Ryad Kramdi

Radio-Canada

Des changements ont été effectués au sein du gouvernement algérien dimanche par le président Abdelaziz Bouteflika; 27 personnes, dont 6 de l'ancienne équipe, entreront en poste prochainement.

Parmi les figures toujours en place, le général Ahmed Gaïd Salah demeure vice-ministre de la Défense.

De son côté, le vice-premier ministre et chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, ne fera pas partie de ce nouveau gouvernement.

Noureddine Bedoui, désigné premier ministre le 11 mars dernier, dirigera ce nouveau gouvernement.

En plus de cette annonce, le président Bouteflika songerait à quitter son propre poste en invoquant l'article 102 de la constitution algérienne, avance un média local citant des sources politiques.

En vertu de cet article, « lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement ».

Ce départ pourrait avoir lieu mardi, toujours selon Ennahar TV, une station privée.

Alors que des changements politiques ont lieu à Alger, les autorités aéronautiques algériennes ont émis des interdictions de décollage et d’atterrissage pour tous les aéronefs privés appartenant à des ressortissants algériens.

L’interdiction sera en vigueur jusqu’au 30 avril.

Cette mesure est interprétée par des médias algériens comme un moyen d’empêcher certaines personnalités pouvant être visées par des enquêtes de quitter le territoire national.

Dans la nuit, un influent homme d'affaires proche du président Bouteflika, Ali Haddad, a été arrêté alors qu'il tentait de traverser la frontière avec la Tunisie. Les autorités n'ont pas précisé les motifs de l'arrestation.

Les autorités algériennes ont également procédé à l'expulsion d'un journaliste tunisien chargé de couvrir les manifestations contre le gouvernement. Tarek Amara était un envoyé spécial de l'agence de presse Reuters et avait été arrêté samedi.

L'Algérie est plongée depuis plusieurs semaines dans une crise politique en lien avec la volonté du président sortant de se présenter pour un cinquième mandat. M. Bouteflika a depuis renoncé à ce scénario, mais la grogne populaire ne se tarit pas pour autant.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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