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Seulement le tiers des déclarations de revenus acheminées à l'Agence du revenu

Une calculatrice et un crayon sont posés sur un formulaire de déclaration de revenus.

Selon l'Agence de revenu du Canada, il s'agit d'une situation tout à fait normale à ce moment de l'année.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Les Canadiens ne sont pas pressés de s'attaquer à leurs impôts alors que la date limite pour produire sa déclaration de revenus pour l'exercice financier 2018 est le 30 avril pour les particuliers et le 15 juin pour les travailleurs autonomes.

Seulement le tiers des 29 millions de déclarations de revenus ont été acheminées à l'Agence du revenu du Canada (ARC) en date du 25 mars, ce qui représente un peu plus de 8 millions de dossiers.

L'ARC se fait rassurante en indiquant qu'il s'agit d'une situation tout à fait normale à ce moment de l'année.

« Je vous dirais que la majorité des gens produisent leur déclaration au mois d'avril », affirme Frédéric Fink, un porte-parole de l'ARC.

Il souligne aussi que le processus se fait plus rapidement puisque ce sont maintenant 90 % des déclarations de revenus qui sont produites de façon électronique.

« C'est sûr qu'il y a des avantages. Les contribuables peuvent recevoir un remboursement en quelques jours seulement au lieu de quelques semaines », reconnaît M. Fink.

C'était le cas d'ailleurs pour 70 % des déclarations de revenus acheminées jusqu'en début de semaine, alors que le remboursement moyen du gouvernement fédéral s'élevait à 1632 $.

À l'inverse, toute production tardive entraîne une pénalité de 5 % lorsqu'un solde est dû, sans oublier les frais d'intérêts qui représentent un pourcentage supplémentaire par mois de retard. Les frais de pénalité peuvent même être plus élevés pour ceux et celles qui n'en sont pas à leur première infraction du genre.

« Agir pour le climat »

Enfin, pour les Québécois, l'année 2018 n'aura pas été marquée par de grands changements sur le plan fiscal de la part d'Ottawa.

Par contre, les contribuables du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba ont droit à un crédit d'impôt remboursable dans le cadre de l'incitatif « Agir pour le climat ».

Il s'agit en quelque sorte d'une compensation de la taxe fédérale sur le carbone imposée dans ces provinces qui n'ont pas de plan de lutte contre les changements climatiques et les gaz à effet de serre (GES), contrairement au Québec qui a son propre marché du carbone.

Si les comptables en connaissent bien les détails, les contribuables qui produisent leur déclaration eux-mêmes peuvent aussi se renseigner sur la trousse d'impôt du fédéral qui est disponible sur le web.

Il existe aussi un Service d'aide en impôt pour les contribuables qui ont un revenu modeste et ne peuvent pas se payer les services d'un professionnel.

Il suffit de se tourner vers le Programme des bénévoles au Québec, ou les services de préparation des déclarations fiscales offerts par divers organismes communautaires.

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