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Littérature autochtone : pour continuer d'exister

Joséphine Bacon, assise dans un fauteuil et tenant un micro, sourit

Joséphine Bacon, invitée d'honneur au Salon du livre de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Josée Bourassa

Le Salon du livre de Trois-Rivières fait une belle place à la littérature autochtone cette année. On avait d'ailleurs réservé un siège d'honneur à l'une de ses plus grandes ambassadrices : la poète innue Joséphine Bacon, une grande dame au regard d'azur porteur d'une profonde sagesse.

C'est Mme Bacon d'ailleurs qui a déclaré, dans un élan du cœur, que la littérature autochtone était nécessaire à la transmission de la culture et des mots des peuples des Premières Nations. La table ronde à laquelle elle participait réunissait le poète wendat Jean Sioui, l'artiste multidisciplinaire abénakis Sylvain Rivard et l'homme de théâtre malécite Dave Jennis.

C'est d'abord la protection et la transmission des langues autochtones qui préoccupent les artistes.

On disait que le wendat était une langue endormie, maintenant elle se réveille

Jean Sioui, poète
La table ronde sur la littérature autochtone réunissait, de gauche à droite : Sylvain Rivard, Joséphine Bacon, Jean Sioui et Dave Jennis.  Élyse Allard animait la discussion.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La table ronde sur la littérature autochtone réunissait, de gauche à droite : Sylvain Rivard, Joséphine Bacon, Jean Sioui et Dave Jennis. Élyse Allard animait la discussion.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Tout comme celle parlée par les anciens de Wendake, la langue abénakise était en voie de s'éteindre à jamais. Mais grâce aux efforts de certains, comme Sylvain Rivard, elle cherche à renaître.

Quand la poésie s'impose par elle-même

L'indien est un poète de la nature. La poésie est quelque chose de naturel, relève Jean Sioui.

Chaque auteur note que le rêve est très présent chez les peuples autochtones et que l'écriture s'impose d'elle-même.

Sioui ajoute : Nous n'avons plus besoin des autres pour écrire sur nous autres, on peut écrire nous-mêmes sur nous.

Les auteurs notent que les non-Autochtones portent un plus grand intérêt à la culture des Premières Nations. Dans les salons, plusieurs les remercient de les éduquer.

Je pense que la littérature autochtone, ça aide à créer des liens et à mieux se comprendre. Surtout se rendre compte que, finalement, on défend les mêmes choses, tout le monde se bat pour la terre, du moins, ceux qui tiennent à ce qu'elle reste intacte.

Joséphine Bacon, poète

Un salon qui s'anime

Comme le veut la coutume, le samedi du Salon du livre est une journée très achalandée. Les petites familles s'y donnent rendez-vous. Cette année ne fait pas exception.

Pénélope McQuade et Alain Labonté présentaient leur livre Moi aussi j'aime les femmes en compagnie de l'animatrice Anne-Marie LemayAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pénélope McQuade et Alain Labonté présentaient leur livre Moi aussi j'aime les femmes en compagnie de l'animatrice Anne-Marie Lemay

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Le réaménagement du salon découlant de la construction du centre des congrès donne une impression de grandeur et facilite les déplacements, si bien qu'on ne se retrouve plus coincés dans des bouchons de circulation.

Les auteurs se disent dans l'ensemble enchantés de ces changements.

Les auteurs Marie Laberge, Stéphane Dompierre et Véronique Marcotte accueillent leurs lecteurs. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les auteurs Marie Laberge, Stéphane Dompierre et Véronique Marcotte accueillent leurs lecteurs.

Photo : Radio-Canada / Josée Bourassa

Si les allées sont remplies de visiteurs, les salles d'animations ne font pas exception. Parmi les plus populaires : la rencontre familiale avec Olivier Bernard, alias Le Pharmachien, qui n'a pas à douter de sa popularité auprès des jeunes.

Son humour et son aisance à vulgariser la science lui ont valu une salle pleine à craquer.

Olivier Bernard, Le Pharmachien, captive son auditoire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Olivier Bernard, le Pharmachien, captive son auditoire

Photo : Radio-Canada / Josée Bourassa

Mauricie et Centre du Québec

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