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Moins de la moitié des magasins de cannabis de l’Ontario pourront ouvrir lundi

Des échantillons de cannabis dans des présentoirs.

Seuls 11 magasins de cannabis devraient être en mesure d’accueillir leurs premiers clients dès le 1er avril en Ontario

Photo : Radio-Canada / Lyzaville Sale

Charlotte Mondoux-Fournier

La majorité des 25 premiers magasins de cannabis de l'Ontario ne pourront pas ouvrir leurs portes comme prévu, le 1er avril. Plusieurs boutiques n'ont pas encore reçu leur licence d'exploitation et les autorisations nécessaires pour aller de l'avant.

Seuls 11 commerçants devraient être en mesure d’accueillir des clients dès le lundi.

Ces magasins sont tous situés dans le sud de la province.

Quels commerces ouvriront le 1er avril?

  • Ameri, Toronto
  • The Hunny Pot Cannabis Co., Toronto
  • Ganjika House, Brampton
  • RELM Cannabis Co., Burlington
  • The Niagara Herbalist, St. Catharines
  • Brock Street Cannabis, Kingston
  • SpiritLeaf, Kingston
  • Central Cannabis, London
  • Fire & Flower York Street Cannabis, Ottawa
  • Hobo Recreational Cannabis Store, Ottawa
  • Superette, Ottawa

Hunny Gawri, le propriétaire du magasin The Hunny Pot Cannabis qui ouvrira ses portes lundi au centre-ville de Toronto, se dit prêt à tout.

Que nous ayons deux clients ou que nous en ayons 10 000, nous sommes prêts. J’espère que nous n’écoulerons pas tout le premier jour, dit-il.

Hunny Gawri se tient devant la façade de son magasin de cannabis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hunny Gawri est le propriétaire du magasin The Hunny Pot Cannabis, l'un des deux commerces à ouvrir ses portes le 1er avril à Toronto.

Photo : Radio-Canada

Selon Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis, des problèmes d’approvisionnement semblables à ceux qui ont été observés dans d’autres provinces sont à prévoir.

Il ajoute qu’il faudra s’attendre à de longues files d’attente, dès lundi, surtout dans les magasins de la Ville Reine.

Les files d'attente disparaîtront au fur et à mesure, et les pénuries dureront seulement le temps que le cours normal des affaires se stabilise. Les détaillants savent exactement de quelle quantité de cannabis ils ont besoin et comment s'approvisionner.

Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis

L’ouverture des autres magasins toujours en suspens

Aucun des deux établissements censés desservir le Nord de la province ne pourra ouvrir dans les délais prévus. Les commerces en question se trouvent à Sudbury.

Selon les informations de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) qui réglemente les magasins de détail de cannabis, 12 détaillants attendent encore leur autorisation.

Alors que certains n’ont toujours pas terminé la période de consultation publique, d’autres font des rénovations ou forment leurs employés.


Plus tôt cette année, le gouvernement ontarien a tenu une loterie pour déterminer les 25 établissements qui pourraient présenter une demande d'ouverture des premiers magasins. Le tirage au sort s'est fait à la mi-janvier.

Selon M. Rosenthal, ouvrir un commerce en deux mois et demi relève de l’exploit.

À cela s'ajoutent les règlements très restrictifs sur la façon dont les magasins de cannabis doivent fonctionner, sur les endroits où ceux-ci peuvent opérer, l'infrastructure de sécurité qui doit être mise en place. C'est une tâche très difficile, même pour les entrepreneurs et les détaillants chevronnés.

Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis

Des sanctions pour les commerces dissidents

Les commerçants qui ne respecteront pas l’échéance du 1er avril pourraient faire face à des pénalités financières importantes.

Au moment de présenter leur demande de licence, les futurs propriétaires tirés au sort devaient fournir une lettre de crédit de 50 000 $.

Selon les modalités de l'entente avec la CAJO, la province serait en droit de prélever 12 500 $ de cette somme à certains propriétaires dès le 1er avril. Les pénalités deviennent encore plus élevées après cette date.

Un tableau montrant les pénalités imposées aux commerçants qui ne seront pas prêts le 1er avril.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les pénalités peuvent être salées pour les commerçants qui ne seront pas prêts pour le mois d'avril.

Photo : Radio-Canada

Selon le porte-parole de la CAJO, Raymond Kahnert, la province peut décider de ne pas faire ces prélèvements. Il spécifie toutefois que cette éventualité ne se produira qu'en cas de circonstances exceptionnelles, si, par exemple, un magasin est incapable d’ouvrir ses portes à cause de circonstances indépendantes de sa volonté.

Le registraire pourrait procéder au premier prélèvement si la raison pour laquelle le magasin n’est pas ouvert aurait pu être évitée et si le demandeur était en mesure d’ouvrir un magasin dans les délais requis lorsqu'il a choisi de participer à la loterie, a-t-il affirmé.

Avec les informations de la CBC

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