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Mieux connaître l'opinion des Québécois sur l'intégration des immigrants en région

Des participants aux discussions organisées dans le cadre d'une recherche provinciale qui porte notamment sur la rétention des immigrants en région.

Les organisateurs des discussions dirigées de Rimouski, Vincent et Vinciane Cousin

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Marie-Christine Rioux

Des citoyens ont pris part samedi à des groupes de discussion sur l'immigration en région. Cette activité qui se déroulait à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) s'inscrit dans le cadre d'une étude panquébécoise pour le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, qui souhaite améliorer la rétention des immigrants à l'extérieur du grand Montréal.

Trois groupes de discussion différents ont été formés pour recueillir les opinions de chacun.

Est-ce que la population se sent intéressée, ouverte? Qu'est-ce qui facilite, qu'est-ce qui aide, qu'est-ce qui n'aide pas [l'intégration des immigrants]? C'est pour échanger là-dessus, finalement.

Vincent Cousin, chargé de cours en psychosociologie à l'UQAR

Selon le chargé de cours en psychosociologie à l'UQAR, Vincent Cousin, il est souvent difficile de recueillir tous les points de vue.

Quand on envoie un appel à la population en général, "venez parler d'immigration", ce sont souvent ceux qui sont pro-immigration [qui vont répondre à l'appel]. Ce ne sont pas ceux qui sont sceptiques par rapport à l'immigration qui vont venir. Dans le cadre d'une recherche, c'est intéressant d'avoir tous les points de vue, explique M. Cousin.

Des thèmes sont proposés aux participants et la discussion est ensuite ouverte pour que tous puissent s'exprimer librement.

Est-ce que vous en avez vu, des immigrants? Qu'est-ce que ça vous fait de les côtoyer? Qu'est-ce que ça vous fait vivre? Est-ce que vous avez des expériences positives avec des collègues de travail qui peuvent être immigrants? Est-ce que vous avec des expériences plus difficiles? On s'appuie beaucoup sur l'expérience des personnes. Finalement, on favorise beaucoup les échanges entre chacun, soutient le chargé de cours.

Des participantes sont assises autour d'une table et écoutent la personne qui dirigera les discussions.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des participantes aux discussions organisées dans le cadre d'une recherche provinciale qui porte notamment sur la rétention des immigrants en région.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

L'une des participantes qui se sont déplacées pour le premier groupe de discussion, Cathie Lacasse-Pelletier, croit nécessaire d'avoir de telles discussions au sujet de l'intégration des immigrants en région.

Selon elle, une ville de la taille de Rimouski facilite la prise de contact entre les nouveaux arrivants et le reste des citoyens, par rapport à la situation qui prévaut dans une ville plus grande.

Moi, je me sens un peu plus anonyme quand je vais à Montréal. Alors qu'ici, j'aime rencontrer des gens dans la rue et les saluer.

Cathie Lacasse-Pelletier

Un rapport résumant les discussions sera envoyé au ministère à la fin de l'exercice de consultation, qui doit visiter six municipalités régionales de comté (MRC) du Bas-Saint-Laurent.

L'activité s'inscrit aussi dans le cadre de la Semaine d'actions contre le racisme qui se termine dimanche.

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