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Le Québec se tourne vers l’Allemagne pour accélérer le virage numérique de ses entreprises

Un bras robotique verse de la bière dans un verre lors d'une présentation à la Foire de Hanovre, le plus grand salon de la technologie industrielle.

Un bras robotique verse de la bière dans un verre lors d'une présentation à la Foire de Hanovre, le plus grand salon de la technologie industrielle.

Photo : Reuters / Fabian Bimmer

Radio-Canada

Le ministre québécois de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon, se dirige samedi soir vers l'Allemagne, à la tête d'une mission regroupant une centaine d'entreprises, pour participer à la Foire de Hanovre, le plus grand salon de la technologie industrielle. L'objectif affiché : accélérer le virage numérique des petites et moyennes entreprises (PME) pour réduire l'écart de productivité entre le Québec et l'Ontario.

Selon le ministre Fitzgibbon, « l’écart de productivité, qui est mesuré par les investissements privés non résidentiels, augmente malgré la solidité économique depuis plusieurs années. »

D'après les plus récentes données du Centre sur la productivité et la prospérité à HEC Montréal, la productivité au Québec est demeurée inchangée depuis au moins quatre ans, avec une croissance annuelle moyenne d’à peine 0,1 %.

« Le Québec est actuellement relégué en queue de peloton alors qu’il y a à peine 20 ans, cette province se comparait avantageusement à la moyenne canadienne », indique le Centre dans son bilan 2018.

On veut essayer de corriger ça, et notre gouvernement va mettre les moyens nécessaires en place pour que les PME du Québec puissent bénéficier des nouvelles technologies.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

La mission économique à la Foire de Hanovre s’inscrit dans cette volonté d’accélérer la transition numérique des entreprises québécoises en « découvrant ce qui se fait ailleurs » et « en attirant les investissements étrangers », assure M. Fitzgibbon, de passage sur le plateau de RDI Matin, quelques heures avant son départ pour l'Allemagne.

Entrevue avec le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon

Les premiers visés par cette transition sont les manufacturiers qui, toujours selon M. Fitzgibbon, « représentent les piliers de l’économie du Québec ». Ce virage numérique peut prendre différentes formes, allant de la numérisation des données à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes d'exploitation.

« Il y a 250 000 PME au Québec, dont plusieurs pourraient être [admissibles] à des programmes généreux du gouvernement pour faciliter la transition numérique », précise M. Fitzgibbon.

Je vais mettre en place des programmes qui vont faire en sorte que les entrepreneurs n’aient pas le choix, et ils vont ultimement bénéficier de ces investissements. Je vais mettre en place des programmes assez agressifs pour combler ces écarts-là.

Le ministre Pierre Fitzgibbon

En Allemagne, le ministre prévoit rencontrer plusieurs dirigeants commerciaux, dont ceux du conglomérat allemand Siemens, pour attirer davantage d’investissements « intelligents » au Québec.

À la question de savoir si le Québec demeure attrayant pour les investisseurs étrangers en dépit de la pénurie de main-d’œuvre, M. Fitzgibbon répond qu’il s’agit d’un problème mondial et non pas unique à la province. « Je pense que le Québec reste très attirant, ajoute-t-il. Nous avons 18 universités, et le coût de l'électricité est bas. On n’a pas de difficultés à attirer les gens, je pense qu'il faut juste être sélectif. »

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