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Quand les militaires canadiens débarquent dans l’Arctique

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Un militaire avec son arme sur le dos regarde ses collègues et l'étendue de l'Arctique au loin.

Plus de 300 militaires canadiens sont à Resolute Bay pour participer à l’exercice.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Plus de 350 militaires sont déployés dans le Grand Nord canadien depuis deux semaines pour l'opération annuelle Nunalivut qui sert d'entraînement aux troupes dans un Arctique en plein changement.

La plupart sont à Resolute Bay au Nunavut où les conditions sont extrêmes, la température est froide et les infrastructures sont limitées.

Le soleil de couche derrière l'étendue gelée. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’hiver les -40 et -50°C ne sont pas rares à Resolute Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La communauté de Resolute Bay abrite environ 200 personnes ainsi que le Centre de formation des Forces armées canadiennes dans l’Arctique.

Un endroit isolé qui devient assez occupé tous les ans lors de l'opération Nunalivut qui vise à démontrer la capacité des militaires à intervenir n'importe où, même dans le froid de l'Extrême-Arctique.

Des soldats sur des motoneige arrivent à la queue. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une cinquantaine de membres des Forces armées canadiennes sur des motoneiges se préparent pour un exercice sur le terrain près de Resolute Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Autrefois qualifié d'opérations de souveraineté, les dirigeants canadiens parlent aujourd'hui beaucoup plus de surveillance et de contrôle.

« On n’a pas de crainte pour notre souveraineté, » explique le commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord), le brigadier général Patrick Carpentier. « C'est vraiment de créer une présence dans le Nord canadien. »

Intérêt accru pour l'Arctique

Tous les ans, l'Arctique gagne en importance sur la scène internationale, selon un porte-parole de l'OTAN, Dylan White.

« C'est un important dépôt de ressources naturelles, une voie de navigation, un lieu de recherche scientifique, une région présentant un intérêt pour la sécurité et, bien sûr, un foyer pour les peuples autochtones, » résume-t-il.

De l’autre côté de l’océan, la présence militaire accrue de la Russie dans l’Arctique n’est pas passée inaperçue par l’OTAN.

« La Russie investit dans la réouverture de bases militaires de l’ère soviétique, le déploiement de nouveaux systèmes d’armes et de radars et la mise en service d’une nouvelle flotte de brise-glace, explique Dylan White. L’OTAN surveille attentivement la construction de la Russie dans l’Arctique. »

Un passage se forme à travers les glaces. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Arctique vue des airs entre Resolute Bay et Tuktoyaktuk.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

De son côté de l’Océan, le commandant responsable des forces dans l’Arctique, Patrick Carpentier, dit ne pas voir de risques militaires dans le Nord canadien et pointe surtout vers une dynamique différente entre les réalités des deux pays.

« La Russie dérive 20 % de son PIB de l’extraction des ressources du nord de la Russie, dit-il. Pour le Canada c’est différent, on a beaucoup moins d’habitants dans le Nord, et notre PIB vient surtout du Sud. C’est juste une dynamique différente. »

Un militaire portant un manteau et des lunettes de ski. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord), le brigadier général Patrick Carpentier à Resolute Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Mais avec la fonte des glaces et l'intérêt accru pour les ressources naturelles de l'Arctique canadien, le commandant admet que le nord du pays risque de changer au même rythme que le reste du monde.

« C’est plus une évolution qu’un changement, dit le brigadier général. Il ne faut pas s’attendre à de vastes variations sur ce qu’on fait. Il faut évoluer et il faut que les Canadiens et les Canadiennes comprennent ce qu'est le Nord canadien en plus de faire des opérations qui amènent une présence dans le Nord. »

L'importance des Rangers

Une présence sporadique sur l'immense territoire, qui ne se ferait pas sans l'aide des rangers canadiens, ces réservistes locaux qui vivent du territoire.

C'est eux qui savent comment survivre ici et c'est leur travail de l'enseigner aux nouveaux venus, selon Paul Ikuallaq qui est membre du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens dans la communauté de Gjoa Havens depuis plus de 30 ans.

Un homme portant un manteau et une veste de sécurité se tient devant de nombreuses motoneiges. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les troupes déployées cette année écoutent bien selon Paul Ikuallaq.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

En plus de guider les troupes à travers les glaces de l’Arctique, les Rangers canadiens servent aussi de mentors à celles provenant du sud.

Comment éviter les engelures, démarrer une motoneige dans un froid extrême et construire un abri d'urgence, les conseils des Rangers sont ainsi indispensables à l'entraînement et au bon déroulement de l'exercice militaire.

Un homme derrière des blocs de neige entouré par des militaires. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un ranger canadien explique comment construire un igloo aux membres des Forces armées canadiennes.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

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