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La seule usine de cannabis dans le Nord de l’Ontario peine à recruter

Deux personne en habits de laboratoire sont penchés sur des plants de cannabis dans une pièce remplie de plants de cannabis.

Des employés élaguent des plants de cannabis à l'usine de Sesekinika, dans le Nord-Est de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Jean-Loup Doudard
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que le marché du cannabis légal est en plein essor au pays, l'usine de cannabis de la compagnie DelShen Therapeutics à Sesekinika, dans le Nord-Est de l'Ontario, peine à recruter du personnel.

L’usine est nichée dans une ancienne pépinière du gouvernement de l’Ontario. Certains employés ont tout bonnement été embauchés par DelShen quand le bâtiment a changé de mains.

Si 48North Cannabis Corporation, la compagnie mère, a choisi d’investir dans un endroit reculé, c’est pour réaliser des économies de chauffage.

Une usine est gardée par un grillage et une porte automatisée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'usine de marijuana de Sesekinika réside dans une ancienne pépinière du gouvernement non loin de l'autoroute 66.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

L’une des plus grandes dépense pour la culture intérieure de cannabis, c’est la ventilation et la réfrigération, dit la coprésidente de 48North, Jeanette VanderMarel. C’est beaucoup plus écoénergétique de produire dans les communautés du Nord.

Mais établir son centre de production dans une zone rurale du Témiscamingue ontarien présente son lot d’inconvénients. La main-d’oeuvre qualifiée est rare et déjà accaparée par les grosses industries.

« C’est certainement plus difficile de trouver des employés dans une communauté reculée. Nous sommes en compétition avec l’industrie minière et ce sont des emplois bien rémunérés. »

— Une citation de  Jeanette VanderMarel, coprésidente de 48North Cannabis Corporation

Une trentaine de personnes travaille à l’usine de Sesekinika, qui entretient un partenariat de pratique d’embauche préférentielle avec la Première Nation de Wahgoshig, à une centaine de kilomètres de là.

Un marché en croissance

Les besoins de main-d’oeuvre devraient augmenter avec la légalisation prévue des produits dérivés du cannabis. 48North compte se lancer dans la production d’huiles, de teintures et de produits comestibles au cannabis à son usine de Sesekinika.

Un homme tient un kilogramme de cannabis dans un sac de plastique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le cannabis légal doit être scellé sous vide dans des emballages de plastique et entreposé dans une cave sécurisée par un système électronique.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Une perspective qui réjouit le conseil municipal de Kirkland Lake, la ville la plus proche.

« Oui, le secteur minier va bien comme c'est là, puis on prévoit que ça va aller bien pour encore plusieurs années, mais c'est tout le temps une bonne chose de diversifier notre marché d'emploi local »

— Une citation de  Casey Owens, conseiller municipal de Kirkland Lake

La présence de l’usine est un gain net pour Kirkland Lake, rajoute le conseiller, puisque les employés y habitent, y dépensent leurs salaires et paient des impôts fonciers.

Avant même d’entrer dans cette usine gardée par deux grillages au bout d’une ancienne route de forêt, on sent tout de suite ce qui est fabriqué à l’intérieur.

Une grappe de cannabis sèche sur une étagère.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les produits de 48North se retrouvent déjà sur le site de la Société ontarienne du cannabis--sous un autre nom.

Photo : CBC / Erik White

Une forte odeur de marijuana plane sur le complexe de 3 700 mètres carrés qui abrite les installations de DelShen Therapeutics. On y produit deux tonnes et demie de cannabis séché par an.

« On la décrit comme une serre intérieure. Il n’y a pas de rayons de soleil, mais nos lampes sont toutes aussi efficaces. »

— Une citation de  Robert Williams, gérant, DelShen Therapeutics
Un homme parle entourée d'étagères recouvertes de plants de cannabis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Williams n'aurait jamais cru travailler dans une usine de marijuana lorsqu'il complétait son doctorat en biochimie.

Photo : CBC / Erik White

Même si la compagnie n’a pas encore obtenu de permis de vente auprès de la Société ontarienne du cannabis, elle vend déjà une partie de son stock à l’un des fournisseurs approuvés.

Certains des produits confectionnés dans le Nord-Est de l’Ontario sont donc déjà sur les étalages.

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