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Un procès pour trafic de drogue se transporte dans Limoilou

Des policiers escortent Jonathan Rochette, menottes aux poignets, vers l’endroit où lui et ses présumés complices auraient dissimulé de la drogue

Les policiers soupçonnent Jonathan Rochette, 32 ans, d’avoir été à la tête du réseau.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

Yannick Bergeron

Des mesures de sécurité spéciales ont été mises en place vendredi après-midi dans le quartier Limoilou, à Québec, alors que le procès des membres d'un présumé réseau de trafic de stupéfiants s'est déplacé sur le terrain.

Le juge, les 12 jurés, et les trois accusés, dont un est détenu, se sont déplacés au coin de la 1re Rue et de la 3e Avenue, où les présumés trafiquants auraient caché des stupéfiants dans un logement.

Des agents correctionnels escortaient Jonathan Rochette, que la poursuite a décrit comme le gérant du réseau.

Sa mère, Peggy Gagnon, et un présumé complice, Antoine Lévesque, sont les autres accusés.

Ils subissent leur procès depuis trois semaines au palais de justice de Québec.

Un enquêteur de l’escouade régionale mixte a témoigné avoir vu Rochette et sa mère sortir des sacs de la présumée cache de drogue.

Les avocats de la défense ont sérieusement mis en doute ses propos, laissant entendre qu'il n’avait pu les voir de l'endroit où il s'était stationné.

« Pas usuel »

Le juge Louis Dionne a donc décidé d'utiliser une disposition du Code criminel qui lui permet de faire visiter des lieux à un jury.

« Ce n'est pas usuel, mais ce n'est pas inhabituel », a indiqué le magistrat en salle d'audience, avant d'organiser la sortie.

En plus du personnel du ministère de la Sécurité publique qui a assuré l'encadrement du jury et la surveillance du détenu lors de la sortie, le Service de police de la Ville de Québec a participé à l'opération.

Des agents ont bouclé des rues pour permettre aux jurés d'examiner les lieux.

Une reconstitution a été effectuée avec une camionnette similaire à celle utilisée par les accusées.

Caméra de surveillance

Les images d'une caméra de surveillance installée par les policiers, présentée en preuve, montrent la mère et son fils sortir du matériel de l'entrepôt pour le déposer dans le camion.

La sortie du jury visait donc à permettre à ses membres d'évaluer la crédibilité du témoin.

Selon la poursuite, Jonathan Rochette, 32 ans, dirigeait les opérations d'un réseau qui comptait quatre caches de drogue dans la Ville de Québec.

Lors d'une entrée subreptice à l'intérieur de la cache de la 1ere Rue, les policiers avaient comptabilisé 255 000 pilules de méthamphétamine.

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