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Foyers de soins : Blaine Higgs accepte l’arbitrage exécutoire, mais sous conditions

Blaine Higgs le 29 mars 2019.
Le premier ministre Blaine Higgs, vendredi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick change légèrement de ton en ce qui concerne l'arbitrage exécutoire pour régler le conflit de travail dans les foyers de soins de la province, mais sa position ne convainc ni l'opposition ni le syndicat. Ce dernier rejette d'ailleurs la proposition du gouvernement.

Le premier ministre Blaine Higgs a affirmé vendredi que son gouvernement serait prêt à accepter l’arbitrage exécutoire, mais seulement sous des conditions qu’il estime acceptables.

Nous avons proposé que les salaires des emplois équivalents des secteurs public et privé soient des facteurs pris en compte dans cet arbitrage exécutoire, a annoncé M. Higgs, sans élaborer davantage.

L’arbitrage exécutoire, ou arbitrage obligatoire, consiste à tenir des audiences devant un ou plusieurs arbitres, qui écoutent les arguments des parties impliquées dans un conflit de travail, puis prennent une décision finale que tous les intervenants sont tenus de respecter.

Sharon Teare lors d'une mêlée de presse dans les couloirs de l'Assemblée législative le 29 mars 2019.Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / CBC / Gabrielle Fahmy

[Blaine] Higgs pense qu'il peut lier les mains de l'arbitre pour ne pas qu'il ou elle accorde des augmentations supérieures à 1 % par an, réplique Sharon Teare, la présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

Elle dit que ce qu’évoque le premier ministre va à l’encontre de l’esprit de l’arbitrage exécutoire, qui perd de son autorité si on y ajoute des conditions qui ne sont pas acceptées par toutes les parties présentes à la table des négociations. Ce seraient les conditions de M. Higgs, et ce ne serait pas équitable, note-t-elle.

Selon Mme Teare, peu de progrès a été réalisé dans les pourparlers vendredi.

Le leader parlementaire du Parti libéral, Guy Arseneault, croit lui aussi qu’un arbitrage exécutoire « conditionnel » aurait peu de mordant.

Jeudi, le Parti libéral avait l’intention de faire adopter une motion demandant au gouvernement progressiste-conservateur d’aller en arbitrage exécutoire. Une telle motion n’aurait pas obligé le gouvernement à s’y conformer, mais aurait eu le mérite d’unifier la position des partis d’opposition à l’Assemblée législative.

Le Parti vert a proposé un amendement à la motion des libéraux, stipulant que le gouvernement devait fournir tous les fonds nécessaires à un accord obtenu en arbitrage exécutoire. L’Alliance des gens a renchéri avec un sous-amendement pour ajouter à la motion la phrase sous des modalités et conditions acceptables pour toutes les parties impliquées dans les négociations et la province.

Les libéraux et les verts ont accusé l’Alliance, qui avait joint sa voix aux deux autres formations d’opposition pour demander l’arbitrage exécutoire, de soudainement faire volte-face pour se ranger du côté du parti au pouvoir.

Aucune motion n’a finalement été soumise au vote, jeudi, par manque de temps.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Relations de travail