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Les Québécois attendaient le projet de loi sur la laïcité depuis 10 ans, estime Lacombe

Mathieu Lacombe s'adresse aux journalistes à un podium, devant des drapeaux du Québec.

Le député de Papineau et ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, affirme que le projet de loi 21 sur la laïcité répond aux attentes des Québécois (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le député de Papineau et ministre responsable de l'Outaouais défend le projet de loi 21 sur la laïcité, déposé jeudi par la Coalition avenir Québec (CAQ). Selon Mathieu Lacombe, les Québécois attendaient un tel projet depuis trop longtemps.

Le projet de loi interdirait à plusieurs employés de l'État — comme les enseignants du système public, les juges de paix fonctionnaires et les policiers — de porter des signes religieux. En Outaouais, bon nombre de citoyens l'ont appuyé sur les médias sociaux, tandis que certaines figures publiques l'ont qualifié de « malhonnête », « islamophobe » et « décevant ».

M. Lacombe croit que le gouvernement caquiste fait plutôt un pas en avant pour répondre à une préoccupation des Québécois. Je pense que ce débat-là, ça fait 10 ans qu'on l'a et qu'il était temps de le régler, a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada.

La religion et l'État, ce sont deux choses séparées.

Mathieu Lacombe, député de Papineau et ministre responsable de l'Outaouais

D'autres groupes de la région s'opposent au projet de loi 21

La Commission scolaire Western Québec a manifesté son désaccord face à l'interdiction du port de symboles religieux par les enseignants. Selon elle, le projet de loi caquiste est en contradiction avec les valeurs qu'elle prône et son programme d’accès égalitaire à l’emploi.

Western Québec croit que le symbole religieux porté par un enseignant ou une enseignante n’aura pas d’impact sur sa capacité à enseigner et à offrir une instruction de qualité aux élèves, a fait savoir par communiqué le président de la Commission scolaire, Alain Guy.

Nos écoles sont des environnements d’apprentissage pluralistes où les élèves se font enseigner la tolérance, la diversité, le respect.

Déclaration d'Alain Guy, président de la Commission scolaire Western Québec

On y ajoute les enseignants [dans le projet de loi], parce que pour nous, ça va de soi. Je pense qu'il y a un consensus au Québec, les Québécois attendaient ça depuis 10 ans, a pour sa part expliqué le ministre Lacombe.

Droits diversité dialogue, un groupe citoyen qui milite contre le racisme et la discrimination, a également exprimé son désarroi, qualifiant le projet de loi de solution discriminatoire à un faux problème.

Par ailleurs, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a refusé de prendre position pour l'instant. Je pense que c'est un sujet où, avant de parler, il faut prendre le temps de réfléchir, puis de bien choisir ses mots. Puis moi, je suis encore à cette étape-là, a-t-il lancé.

Le projet de loi 21, déposé par le ministre Simon Jolin-Barrette, prévoit une clause « grand-père » dans certains cas pour les employés déjà à l'emploi de l'État.

Avec les informations de Christian Milette

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale