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À l'approche du budget, Caroline Mulroney affirme « être là pour défendre les intérêts des francophones »

Une femme parle aux journalistes

Caroline Mulroney en mêlée de presse mardi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney, dit avoir travaillé de concert avec Marilissa Gosselin, conseillère politique principale responsable des affaires francophones, pour que le budget du 11 avril protège les acquis des francophones.

La ministre Mulroney a fait ces commentaires lors d'une entrevue accordée à Isabelle Fleury vendredi matin à l'émission Le Matin du Nord.

Je suis à la table du conseil des ministres pour expliquer comment une politique proposée aura un impact soit sur les droits des francophones, soit l’expérience francophone, l’éducation, la possibilité d’attirer des immigrants francophones, explique la ministre. C’est des conversations que j’ai tous les jours.

Combler le départ d’Amanda Simard

Le gouvernement progressiste-conservateur doit toutefois négocier avec un manque de représentation des francophones au sein de son caucus depuis le départ de celle qui était sa seule députée franco-ontarienne, Amanda Simard.

Oui, il y a un manque de francophones, ou si ce n’est pas un manque, il n’y en a pas beaucoup [au sein de notre parti].

Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones et procureure générale de l’Ontario

Mme Mulroney dit qu’elle respecte la « décision difficile » qu’a prise Mme Simard.

Elle soutient cependant que la députée de Prescott-Russell était mieux placée pour défendre la cause franco-ontarienne en tant que membre du parti au pouvoir.

Il reste au moins trois ans et demi à notre mandat, et on a encore beaucoup de travail à faire pour les francophones. Elle a décidé de quitter le caucus, mais je crois qu’elle aurait une plus forte voix au sein du caucus pour faire avancer les enjeux importants pour les francophones.

Retour sur les compressions

Le jeudi 15 novembre 2018, le ministre des Finances Vic Fedeli a présenté le premier énoncé économique du gouvernement de Doug Ford.

On y apprend entre autres que le gouvernement met en suspens le projet de l’Université de l’Ontario français et dissout du même souffle le Commissariat aux services en français, dont il transfère les responsabilités au Bureau de l’ombudsman de l’Ontario de Paul Dubé.

Je savais ce qui allait être dans l’énoncé économique en général, admet Mme Mulroney.

Toutefois, lorsqu'on lui demande si elle était au courant de ces décisions précises, Mme Mulroney se fait plus évasive.

Les responsabilités du Commissariat ont été transférées au Bureau de l’ombudsman, réitère-t-elle. Et en ce qui concerne l’UOF, […] c’est un projet qui a été mis en suspens parce que les libéraux nous ont laissé un déficit de 15 milliards de dollars.

Elle soutient toutefois que le projet de l’UOF n’a pas été entièrement annulé. Il aurait plutôt été écarté temporairement.

Je peux vous dire, en tant que ministre des Affaires francophone, que je travaille avec le bureau du premier ministre et le bureau de la ministre de [la Formation et des Collèges et Universités,] Mme Fullerton, pour continuer à développer ce projet, déclare-t-elle.

Mme Mulroney reconnaît que ces décisions n’ont pas été bien accueillies par la communauté franco-ontarienne.

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