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Projet pilote sur les aînés : des groupes s'interrogent sur la lenteur à distribuer les fonds

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«Le gouvernement fédéral a investi 75 millions de dollars dans ce projet dans le cadre de son budget de 2018. Le financement sera consacré à un vaste éventail d’initiatives de recherche appliquée afin de favoriser le vieillissement en santé et d’améliorer la qualité de vie des aînés», indiquait le gouvernement du Nouveau-Brunswick en invitant les communautés à lui soumettre des propositions, en août 2018 (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une mesure contenue dans le budget fédéral de 2018 pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées au Nouveau-Brunswick tarde à donner des résultats, selon des intervenants.

Le Projet pilote sur les aînés en santé est un accord de 75 millions de dollars sur trois ans conclu par Fredericton et l'Agence de la santé publique du Canada. Les groupes communautaires de la province ont été invités l’été dernier à soumettre des projets dans le cadre du programme.

Il y a eu peu de réponses positives jusqu’à présent, selon le directeur général de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, Luc Doucet.

Il y a eu de nombreuses présentations de divers projets. Nous, à l’Association, on a présenté des projets. On attend toujours [une réponse]. Je me suis laissé dire la semaine dernière qu’il y avait trois projets seulement qui ont été approuvés [jusqu’à présent]. Ces trois projets là venaient de communautés anglophones. J’ai appris hier qu’un projet a été accepté. Je ne sais pas si c’est l’un des trois ou le quatrième : 1,8 million de dollars pour une communauté francophone, affirme Luc Doucet.

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Luc Doucet, de l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Un projet soumis par la coopérative La Barque, à Pointe-Verte, en partenariat avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) à Bathurst, a été rejeté. Les intervenants ne comprennent pas pourquoi.

On avait un partenaire [le CCNB] qui connaissait tout ce qui a trait à la recherche appliquée. On ne veut pas passer pour de mauvais perdants, mais on veut essayer de comprendre ce qui s’est passé. Parce que d’un côté, quand on a eu le résumé des forces et faiblesses de notre projet, on nous a dit que le projet était solide, que c’était une excellente initiative, qu’il avait une dimension intergénérationnelle, qu’il était dirigé par les aînés eux-mêmes en partenariat avec la communauté et qu’il pouvait s’attaquer à l’isolement social. Et dans les faiblesses, on nous a dit qu’il ne s’agit pas de recherche appliquée. On s’est dit c’est quoi cette affaire-là? On ne comprenait pas trop, déplore le président de La Barque, Euclide Chiasson.

« On nous a dit qu’il y avait 29 projets proposés et qu’il y en avait deux acceptés et trois qui étaient encore à l’étude. C’est ce qu’on a entendu, qu’on a su. Maintenant, 29 projets soumis, deux acceptés, il semble que la moyenne au bâton n’est pas très haute. »

— Une citation de  Euclide Chiasson, président de la coopérative La Barque
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Euclide Chiasson se demande pourquoi 2 projets sur 29 seulement ont été approuvés jusqu'ici.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Luc Doucet partage son inquiétude.

On parle d’au moins 100 heures à préparer un projet. [...] Tu ne peux pas resoumettre le même projet. Il faut que tu recommences à zéro. Tu parles de 100 heures [de plus], lance M. Doucet.

Radio-Canada Acadie a demandé des renseignements, jeudi, au ministère du Développement social du Nouveau-Brunswick. Ce dernier n’a pas encore fourni d’explications.

L’Acadie fait appel à Ottawa

L’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick veut s’assurer que les communautés acadiennes de la province reçoivent leur juste part des fonds fédéraux dans le cadre de programmes de ce genre.

La ministre Mélanie Joly a lancé cet hiver une consultation des Canadiens pour une modernisation de la Loi sur les langues officielles. Luc Doucet dit qu’au moment où il a rencontré la ministre à ce sujet, il lui a demandé d’inscrire dans la loi une obligation pour les provinces qui reçoivent des fonds fédéraux.

Je lui ai suggéré fortement que le gouvernement fédéral enchâsse dans la Loi sur les langues officielles que chaque fois qu’il y a des transferts de fonds fédéraux, que ce soit pour des programmes ou des projets spéciaux, qu’on regarde le pourcentage de la minorité [de langue officielle] et qu’on garantisse un même pourcentage de ces fonds-là qui sera dirigé vers des projets pour ces communautés-là. [...] Donc, au Nouveau-Brunswick, si on représente 33 % de la population, 33 % des 75 millions, donc 25 millions, devraient être assignés et protégés uniquement pour des projets francophones, explique Luc Doucet.

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