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La papetière Northern Pulp doit produire un nouveau plan plus détaillé

Des manifestants à bord d'une dizaine de bateaux de pêche.
Des opposants au plan de la papetière Northern Pulp ont manifesté en bateau devant l'usine le 6 juillet 2018. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse demande à la papetière Northern Pulp un nouveau rapport plus approfondi sur l'impact environnemental de son projet de déverser ses effluents dans le détroit de Northumberland.

La décision au sujet de ce plan doit être basée sur des preuves scientifiques, explique la ministre de l'Environnement, Margaret Miller. Elle demande à l'entreprise plus de renseignements sur l'impact environnemental du projet.

Le ministère juge que le plan proposé manquait de précision, notamment sur les effets potentiels des effluents sur l’écosystème marin, la qualité de l'air et la santé humaine. Les autorités veulent aussi plus d'information sur la conception, la construction, l’exploitation et l’entretien de la canalisation proposée. De plus, la communauté autochtone devra être mieux consultée.

L'entreprise recevra le cadre de référence d'ici le 24 avril et elle disposera alors d'un an pour produire son nouveau rapport, précise le ministère de l'Environnement.

Northern Pulp menace de fermer

L’entreprise propriétaire de la papetière, Paper Excellence Canada, a rapidement réagi en disant qu’elle a l’intention de recueillir les renseignements supplémentaires exigés et qu’il faudra du temps pour faire ce travail.

Le président et chef de la direction de l’entreprise, Brian Baarda, affirme du même souffle que l’usine fermera définitivement ses portes si le gouvernement ne lui donne pas plus de temps ensuite pour construire la canalisation.

La date limite inscrite dans une loi pour la fermeture de la centrale actuelle de traitement des eaux usées de la papetière à Boat Harbour est le 31 janvier 2020. Le premier ministre Stephen McNeil a récemment indiqué qu’il n’avait pas l’intention de la modifier.

Le gagne-pain de milliers de Néo-Écossais est en jeu, ajoute Brian Baarda. Nous espérons que le gouvernement reconnaisse l'importance d'équilibrer la prospérité rurale et la protection de notre environnement, dit-il par voie de communiqué.

Un projet controversé

Le public avait jusqu'au 9 mars pour faire valoir son opinion sur le plan de la papetière. L’entreprise doit remplacer sa centrale de traitement des eaux usées, et elle veut construire une canalisation de 15,5 km pour déverser dans le détroit des millions de litres d’eaux usées traitées.

La ministre Margaret Miller a récemment affirmé que sa décision en la matière est l’une des plus difficiles à prendre de sa carrière politique. Elle dit avoir révisé plus de 1700 pages des documents de l’évaluation environnementale ainsi que 918 commentaires soumis en ligne par le public.

Le plan de la papetière est appuyé par les travailleurs de l’industrie forestière, mais il suscite une grande opposition de la part des pêcheurs qui tirent leur gagne-pain du détroit, d’Autochtones dont la communauté a été polluée depuis plus d’un demi-siècle, d’environnementalistes et même de la province voisine, l’Île-du-Prince-Édouard, séparée de la Nouvelle-Écosse par le détroit. Les opposants craignent que les effluents entraînent des conséquences sur la vie marine.

Avec les informations de La Presse canadienne

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