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La ministre Freeland s'en prend au suprémacisme blanc devant l'ONU

Chrystia Freeland parle devant les Nations unies.
La ministre Chrystia Freeland a condamné le suprémacisme blanc lors d'un discours devant les Nations unies jeudi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le suprémacisme blanc et l'homophobie sont « les pires menaces » auxquelles doit faire face le monde, a affirmé jeudi la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, tandis qu'elle s'exprimait devant les Nations unies.

« Les néonazis, les suprémacistes blancs, les "incels", les nativistes et les antimondialistes radicaux qui posent des actions violentes sont une menace à la stabilité de mon pays et à celle du reste du monde », a soutenu Mme Freeland.

Cette menace, le Canada en a eu un douloureux rappel le 15 mars dernier, lorsqu’un suprémaciste blanc a tué 50 personnes dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Ce triste événement a ravivé le souvenir de l’attentat de la grande mosquée de Québec, où six personnes ont trouvé la mort, a expliqué la ministre, tout juste avant un débat sur le terrorisme au Conseil de sécurité de l’ONU.

Pas de temps pour les euphémismes

Ces attaques doivent figurer parmi les priorités du monde lors des discussions visant à mettre fin au terrorisme global, a ajouté Chrystia Freeland. Et quand surviennent de telles attaques, la communauté internationale ne doit pas hésiter à les condamner en faisant spécifiquement référence au racisme et au terrorisme, a-t-elle dit.

On ne peut pas se cacher derrière des euphémismes qui nous éloignent de la vérité. En fait, en agissant de la sorte, nous mettons nos citoyens, spécialement ceux issus de minorités religieuses ou de communautés racialisées, en danger.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères

À la suite d’attaques terroristes perpétrées par des musulmans, l’Occident appelle souvent les leaders des pays musulmans à condamner ces attaques au nom de leurs citoyens et de leur foi, a-t-elle expliqué.

« Logiquement, en tant que ministre des Affaires étrangères d’un pays majoritairement blanc et chrétien, je me sens la responsabilité toute particulière de dénoncer les attaques de suprémacistes blancs de la même manière », a-t-elle ajouté.

Un effort collectif

Alors que la haine est éternelle, les façons dont elle se répand, elles, changent constamment, croit la ministre. La communauté internationale doit surveiller étroitement les discours haineux qui se propagent sur les médias sociaux et les forums en ligne, selon Mme Freeland. Et ce travail ne peut être fait en vase clos.

« Évidemment, chaque pays aborde la problématique à sa manière, mais nous devons ultimement reconnaître qu’il s’agit d’un enjeu international et que nous devons agir collectivement. »

« Internet et les médias sociaux ne tiennent pas compte des frontières, nous devons donc travailler ensemble pour remédier à la radicalisation en ligne », a-t-elle soutenu.

C’est dans ce contexte que la ministre Freeland a offert le soutien du Canada aux citoyens de la Nouvelle-Zélande. « Les Canadiens ont éprouvé une grande compassion et une douleur véritable à la suite des attaques terribles de Christchurch. »

« J’aimerais saluer, en particulier, le leadership moral de la première ministre Jacinda Ardern, qui s’est distinguée non seulement auprès de ses citoyens, mais également du monde entier », a-t-elle dit.

Avec des informations de CBC

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