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Baisse des quotas de crevette : les pêcheurs en attente d'une réponse de Pêches et Océans

Les pêcheurs s'apprêtent à décharger le premier arrivage de crevettes au quai de Sept-Îles au matin de Pâques 2018.

Un bateau arrive au quai pour y débarquer des crevettes

Photo : Radio-Canada / Alix-Anne Turcotti

Radio-Canada

La nouvelle baisse des quotas de crevette, imposée par Pêches et Océans Canada, continue de faire réagir. Pour plusieurs pêcheurs, c'est plus de la moitié du quota qui a chuté depuis 2017. Des représentants de la pêche à la crevette des provinces maritimes et des représentants autochtones étaient en rencontre avec le ministère jeudi.

Un comité a été formé pour demander de revoir l’approche de précaution, qui en est venue à une baisse de quotas.

Le président de l’Association des capitaines-pêcheurs de la Gaspésie, Vincent Dupuis, rapporte que les membres du comité ont demandé que ce soit les quotas de 2018 qui s’appliquent cette année pour que les pêcheurs puissent s'adapter.

On a donné nos arguments et les gens de Pêches et Océans étaient ouverts à nous écouter. On a eu de bonnes discussions.

Vincent Dupuis, président de l’Association des capitaines-pêcheurs de la Gaspésie

Une décision devrait être rendue rapidement, selon M. Dupuis.

Des pêcheurs inquiets

L'augmentation des prix de la crevette a pour l’instant compensé cette baisse de quota, mais pour combien de temps cette situation pourra-t-elle tenir?

Dave Cotton, un jeune pêcheur de crevette de Rivière-au-Renard, reconnaît l'importance de protéger la ressource, mais il accepte difficilement cette nouvelle baisse de quota, une quatrième en quatre ans.

C'est d'autant plus difficile qu'on vient de faire, ma conjointe et moi, l'acquisition d'un nouveau quota en 2017. En décembre 2017, j'avais 1 100 000 livres. Aujourd'hui, j'ai 447 000 livres. La caisse pop, elle, ne veut pas savoir que les quotas baissent, dit-il.

Bateau de pêche à la crevette au départ de la saison de pêche, en avrilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bateau de pêche à la crevette au départ de la saison de pêche, en avril

Photo : Radio-Canada

Il est par ailleurs complexe de mesurer l'impact de cette décision pour les travailleurs d'usine. Malgré la baisse de quota, des transformateurs de la région cherchent toujours de la main-d'œuvre.

Serge Saint-Pierre, le vice-président CSN Gaspésie, qui représente les employés de Marinard de Rivière-au-Renard, ne semble pas s'inquiéter outre mesure :

Marinard achète aussi de la crevette congelée de l'extérieur. Alors pour l'instant, malgré la diminution de quota, on ne s'inquiète pas trop, indique-t-il.

N'empêche, les usines du Québec devront se partager environ 14 millions de livres de crevette, cette année.

Une seule usine pourrait transformer ce quota. C'est aussi sévère que ça, la diminution depuis l'an dernier, commente Jean-Paul Gagné, directeur de l’Association québécoise des industriels de la pêche.

Les négociations entre les industriels et les pêcheurs, pour fixer le prix de la crevette, sont en cours. En principe, la saison commencera le 1er avril.

D’après les informations de Bruno Lelièvre et de Maude Rivard

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches