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Des « défauts » de sécurité trouvés dans des équipements de Huawei

Le logo Huawei sur un bâtiment.

Les failles découvertes au Royaume-Uni pourraient permettre au gouvernement chinois d'espionner les télécommunications britanniques.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Radio-Canada

De multiples « défauts » de sécurité dans des équipements de télécommunications de Huawei ont été découverts par un comité britannique. Ces défauts posent un risque « significatif » pour les réseaux de télécommunications du pays.

Dans un rapport (Nouvelle fenêtre) de 46 pages, le Centre d’évaluation de la cybersécurité de Huawei (HCSEC), qui relève du service de renseignements électroniques britannique, dresse un portrait accablant du géant chinois.

Selon le HCSEC, Huawei a notamment omis de colmater d’importantes failles de sécurité connues depuis longtemps dans ses équipements. Ces vulnérabilités pourraient permettre au gouvernement chinois de faire de l’espionnage ou de perturber les communications.

« Les travaux du HCSEC ont continué d’identifier des problèmes inquiétants dans l’approche de Huawei en matière de conception de logiciels, ce qui augmente les risques de façon significative pour les opérateurs [britanniques], souligne le rapport. Aucun progrès matériel n’a été fait sur les problèmes évoqués dans le dernier rapport, en 2018. »

Le comité ajoute que les futurs produits de Huawei pourraient poser des risques difficiles à gérer pour les équipes britanniques, compte tenu des problèmes déjà connus et du comportement actuel de l’entreprise chinoise.

Appel au boycottage

Ces conclusions surviennent alors que les États-Unis appellent leurs alliés à tourner le dos aux technologies conçues par Huawei. L’administration Trump allègue en effet que le gouvernement chinois se servirait de Huawei pour espionner et saboter les réseaux de télécommunications dans le monde. Cette opinion, corroborée par le rapport britannique, a toutefois été contredite à plusieurs reprises par Huawei.

De nombreux pays restent pour l’instant sourds aux appels des Américains à boycotter Huawei. Ces pays affirment que les risques présentés par les équipements de l’entreprise chinoise peuvent être contrôlés.

Les inquiétudes sont toutefois bien présentes. Certaines juridictions surveillent la situation de près, dont la Commission européenne, qui a exigé cette semaine que tous les pays de l’Union européenne partagent leurs informations sur les risques posés par les produits de Huawei.

Les pressions américaines constituent un frein à l’expansion de Huawei dans le monde, à l’aube du déploiement du nouveau réseau sans-fil 5G. Le géant chinois est un pionnier et l’un des leaders de cette nouvelle technologie et il espère fournir l’équipement nécessaire à son implantation dans de nombreux marchés dans le monde.

Avec les informations de The New York Times, et Wired UK

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