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L’Alberta n'atteint pas les cibles d'attente pour certaines interventions chirurgicales

Un homme attend dans une salle d'attente à l'urgence.

En Alberta, l'attente s'est allongée pour certaines opérations chirurgicales, mais a été réduite pour l'imagerie médicale.

Photo : Getty Images / Shani Miller

Radio-Canada

Un nouveau rapport démontre que les Albertains doivent attendre plus longtemps qu’il y a deux ans pour des opérations de la cataracte et de remplacement d’articulation.

L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) a publié de nouvelles données révélant le pourcentage de Canadiens, selon la province, ayant pu subir une intervention chirurgicale dans les délais recommandés.

Le rapport montre que davantage d’Albertains ont dû attendre plus longtemps, entre avril et septembre 2018, pour des opérations de remplacement de hanche ou de genou, par rapport à la même période l’année précédente.

Le temps d’attente n’a toutefois pas changé, et s’est même parfois amélioré pour les Albertains qui doivent subir une opération de réparation de la hanche ou des traitements de radiothérapie et d'autres techniques d'imagerie.

Temps d’attente réduits pour l’imagerie médicale

  • de 7,1 semaines à 6,1 semaines pour les tomodensitogrammes;
  • de 1,3 semaine à moins d’une semaine pour les tomodensitogrammes urgents;
  • de 15,6 semaines à 13,7 semaines pour l’imagerie par résonance magnétique;
  • de 4,3 semaines à 2,6 semaines pour les images urgentes par résonance magnétique.

Rachel Notley défend son programme de santé

La première ministre sortante Rachel Notley a défendu sa stratégie politique pour diminuer les temps d'attente, plus particulièrement pour les interventions chirurgicales cardiaques, les cancers et les opérations de la cataracte.

Mardi, elle a promis 90 millions de dollars supplémentaires par année pour que les Albertains aient accès plus rapidement à ces types d’opérations dans les trois prochaines années.

En campagne électorale, la candidate néo-démocrate a décoché quelques piques à son principal opposant, le conservateur Jason Kenney.

« On ne réduira pas les temps d'attente en adoptant un système de santé privatisé en suivant l'exemple américain; on ne réduira pas les temps d'attente en gelant le financement de l'assurance maladie, et nous ne réduirons pas les temps d'attente en créant deux files d'attente, une pour les riches et la deuxième pour les autres, » a-t-elle déclaré.

Des données qui se recoupent

Les données de l'Institut canadien d'information sur la santé sont comparables à celles de Friends of Medicare, un organisme albertain de sensibilisation aux enjeux du système public Medicare.

« C’est assurément un problème quand on voit que les temps d’attente s’accroissent, car personne ne devrait attendre pour bénéficier d'interventions chirurgicales essentielles destinées à améliorer sa vie », fait valoir Sandra Azocar, directrice générale de Friends of Medicare.

« Pour nous, ça doit attirer l’attention sur le fait que nous avons besoin d’une meilleure planification et d’un système plus intégré qui améliorera les temps d’attente. »

Le Service de santé Alberta a publié une réponse au rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé.

« Des améliorations ont été apportées depuis septembre 2018 pour les services chirurgicaux du cancer, du cœur, de la cataracte et des opérations orthopédiques, ainsi que l’imagerie médicale », répond le Service de santé Alberta.

« Nous sommes optimistes que nos efforts, en collaboration avec les médecins et chirurgiens, pourront nous permettre de continuer à réduire les temps d’attente, à la fois pour le court terme et le long terme. »

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Alberta

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