•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grande offensive politique pour l’achèvement de la 138

L'édifice du Parlement, à Québec.

La délégation tiendra une conférence de presse vers 9 h à l’Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une imposante délégation d'élus et de chefs autochtones de la Côte-Nord est à Québec jeudi matin pour exiger du gouvernement un engagement clair quant à l'achèvement de la route 138.

En tout, neuf chefs autochtones, les six préfets des MRC de la Côte-Nord et les maires de trois municipalités ont signé une lettre adressée aux médias s’intitulant A-t-on vraiment l’intention de sortir la Côte-Nord de son enclavement, de son isolement?

Parmi les signataires, on retrouve notamment Ghislain Picard, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

La lettre ouverte publiée par le collectif va jusqu’à affirmer que tout le Québec tire avantage d’une région dont le poids politique est négligeable.

Citant l’apport économique et énergétique disproportionné que fournit la Côte-Nord au reste du Québec, le texte exige l’achèvement de la route 138.

Ça fait des décennies que vous venez chercher des ressources naturelles sur la Côte-Nord, qu’il s’engrange des profits continuels, des milliards à partir de ces ressources hydroélectriques ou naturelles. Nous, en retour, on demande d’avoir notre principal outil de développement, insiste le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

En quête d’un échéancier

Selon Réjean Porlier, également préfet de la MRC Sept-Rivières, l’objectif principal du voyage est de bien comprendre les intentions du Québec dans le dossier.

Réjean Porlier, maire de Sept-ÎlesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Pour M. Porlier, l’engagement de Québec est une condition préalable à celui d’Ottawa.

On a un fédéral qui nous dit : "Nous, si Québec priorise, on est prêts à faire partie de l’équation [et mettre notre part du financement].

Une citation de : Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Donc la question c’est : "Québec, combien vous êtes prêts à mettre pour la terminer, cette route-là? Avez-vous la réelle volonté de terminer la route? Combien de temps, dites-nous-le?" insiste le maire de Sept-Îles.

Vous voyez ces gens-là? On est unis pour une cause, c’est [de] désenclaver les communautés de la Basse-Côte, indique Guy Bellefleur, qui travaille pour la communauté de Pakua-Shipi . On veut créer de la richesse, on veut travailler ensemble, on veut que les jeunes apprennent à travailler. On veut développer les ressources qui sont là. Les ressources sont là, on veut les mettre en valeur.

Rencontre avec le ministre

Selon Réjean Porlier, le ministre Bonnardel a accepté de recevoir la délégation lors de son passage à Québec. Une rencontre qu'attendent les décideurs de la Côte-Nord depuis janvier.

La délégation nord-côtière espère que la démonstration d'unité l'amènera à s'engager dans le projet.

Le ministre Bonnardel, quand il était venu à Sept-Îles la première fois, avait parlé d’un échéancier et là on essaie d’avoir des réponses, explique M. Porlier.

Après sa rencontre avec la délégation ce matin, le ministre des Transports François Bonnardel s'est engagé à fournir un échéancier au cours des prochains mois.

Cercle vicieux démographique

Les décideurs nord-côtiers attribuent le recul démographique de leur région au manque de volonté politique du gouvernement du Québec.

Réjean Porlier exprime également sa frustration par rapport à l’idée que la faible population de la Côte-Nord ne justifie pas l’investissement massif que nécessiterait l’achèvement de la 138.

Pour lui, l’isolement de sa région est en fait une des causes du déclin démographique.

Si on ne fait pas des choses structurantes pour la région, c’est certain qu’on va continuer de diminuer, prévoit le maire de Sept-Îles.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !