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La francophonie tient bon à Saint-Pierre-Jolys

Des panneaux et enseignes dans une rue de Saint-Pierre-Jolys.

À Saint-Pierre-Jolys, les panneaux affichent le français en premier.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

Radio-Canada

En situation minoritaire, des villages se battent pour maintenir leur caractère francophone. Au Manitoba, le village de Saint-Pierre-Jolys défend son français et l'affiche fièrement.

Le maire de Saint-Pierre-Jolys, Raymond Maynard, le dit avec fierté, son village est « possiblement encore le seul village au Manitoba qui est officiellement bilingue ».

« Ça veut dire que nous sommes obligés d’avoir toute la communication en français premièrement et en anglais deuxièmement. Toutes nos enseignes doivent être faites en français en premier et en anglais en deuxième », explique-t-il.

Si, au fil du temps, les anglophones se font plus nombreux, le village réussit à maintenir la proportion de francophones aux deux tiers de sa population.

Résidente de Saint-Pierre-Jolys depuis 50 ans, Nicole Lavergne se souvient d’une époque où tout était en français.

« Il y avait très peu d’anglais, sauf à l’école où on était obligés. Je suis de la génération où j’ai dû apprendre l’anglais à l’école, souligne-t-elle. La messe, les activités sociales, la famille, ça se faisait en français ».

Tout cela n’est pas, pour autant, totalement perdu. À Saint-Pierre-Jolys, on peut encore entrer dans un commerce et se faire servir en français.

Propriétaire de l’hôtel Lucky Luc’s, Luc Peloquin, est toujours prêt à répondre par un bonjour.

« Dans beaucoup de familles, ça parle encore français. Ça reste la langue primaire », affirme-t-il

Il faut dire que, même pour les anglophones, apprendre le français est à portée de main, souligne Nicole Lavergne.

« On a deux écoles. Une école française et une école d’immersion. Les familles anglophones on peut les franciser », s’amuse-t-elle.

Elle se réjouit également que le village ait toujours de l’intérêt. « On a des jeunes qui sont partis pour étudier, se marier et qui reviennent pour acheter des commerces », explique-t-elle.

Pour elle, comme pour les autres habitants du village, préserver le français reste plus que nécessaire, c’est une fierté.

Avec des informations de Pierre Verrière

Manitoba

Francophonie