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Le régulateur du Minnesota approuve le remplacement du pipeline de la Ligne 3 d'Enbridge

Un travailleur pose les dernières touches au pipeline, posé au fond d'un fossé de terre.

Enbridge a déjà commencé à construire un segment de 22 km qui relie son pipeline Ligne 3 à un terminal au Wisconsin.

Photo : Associated Press / Richard Tsong-Taatarii

Radio-Canada

La Commission des services publics du Minnesota a autorisé la pétrolière canadienne Enbridge à remplacer son pipeline qui dessert les États-Unis.

Le régulateur a rejeté à l'unanimité les dernières demandes de réexamen en suspens, dont une émanant du ministère du Commerce du Minnesota.

Ce dernier s'était associé à des groupes autochtones et environnementaux pour contester l’avancée du projet devant la Cour d'appel de l'État, qui avait renvoyé l'affaire à la Commission en février.

Le gouverneur Tim Walz a déclaré que son administration étudierait la décision de mardi avant de décider des prochaines étapes.

La Ligne 3, longue de 1765 kilomètres, transporte du brut canadien depuis les années 1960 et montre des signes de vieillesse.

Le pipeline actuel part de l’Alberta, traverse le Dakota du Nord puis le Minnesota, avant de finir sa route dans le terminal d’Enbridge, à Superior, dans le Wisconsin.

Enbridge tente depuis des années de remplacer cette partie du pipeline. Ce projet de 9 milliards de dollars lui permettrait de transporter, non plus 390 000 barils par jour, mais 760 000, soit sa capacité initiale.

Des millions investis pour convaincre

Un rapport de la Commission des finances et de la divulgation publique de la campagne, au Minnesota, rendu public cette semaine, révèle qu’Enbridge a dépensé 11 millions de dollars américains en lobbying, l’année dernière.

Selon le rapport, cet argent était destiné à faire pencher dans son sens les décideurs de la Commission des services publics du Minnesota.

Enbridge, dont le siège est à Calgary, doit non seulement régler ses problèmes juridiques, mais aussi obtenir des permis fédéraux et d’État, qu’elle espère obtenir d’ici la fin de l’année.

Toutefois, la Cour d’appel a encore son mot à dire dans cette affaire. La décision sans appel pourrait ne pas être connue avant 2020.

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