•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Freiner la prolifération d'algues dans les Grands Lacs

L'eau du lac Érié est couverte d'algues de couleur verte.

Des agriculteurs de Chatham recueillent et analysent les eaux de ruissellement agricole dans l'espoir de réduire la quantité de phosphore qui pénètre dans les cours d'eau.

Photo : Associated Press / Haraz N. Ghanbari

Radio-Canada

Des agriculteurs de Chatham se mobilisent pour freiner la prolifération d'algues dans les Grands Lacs. Ils recueillent et analysent les eaux de ruissellement agricoles dans l'espoir de réduire la quantité de phosphore qui pénètre dans les cours d'eau.

Plusieurs études démontrent que la multiplication d’algues toxiques, un fléau qui touche particulièrement le lac Érié, est entre autres causée par les rejets agricoles.

Lorsque des engrais riches en phosphore ruissellent jusqu’aux plans d’eau, ils stimulent la croissance d'algues qui contaminent les sources d’eau potable et créent des zones aquatiques à très faible teneur en oxygène pouvant causer la mort des poissons qui y vivent.

Les fermiers locaux prennent vraiment les devants pour trouver des solutions pour réduire la quantité de phosphore qui s’échappe de leurs terres.

Colin Little, coordonnateur de programmes, Office de protection de la nature de Lower Thames Valley

Au printemps 2016, la Fédération de l'agriculture de l'Ontario et l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent ont uni leurs forces pour développer une stratégie de lutte contre la prolifération d'algues toxiques et ont créé le regroupement Thames River Phosphorous Reduction Collaborative. Leur objectif : réduire la quantité de phosphore entrant dans les cours d'eau de la région de 40 % d'ici 2025.

Louis Roesch, agriculteur à Chatham et membre de la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, fait des essais sur sa ferme pour surveiller le ruissellement du phosphore sur ses terres agricoles.

Nous apprenons au fur et à mesure, constate-t-il. Nous avons environ 10 hectares où l'eau passe par 2 systèmes pour extraire le phosphore et contrôler les quantités qui ont été retirées.

Le ruissellement est acheminé vers deux réservoirs , renchérit Colin Little, de l'Office de protection de la nature de Lower Thames Valley. Le système dans lequel l’eau circule contient un matériau appelé NutriLox, qui retient le phosphore et l’élimine de l’eau en partie.

M. Roesch prédit qu’il faudra environ cinq années d’études et d’observations avant de bien comprendre les effets de ces tests.

L’agriculteur a également décidé de réduire son utilisation de phosphore.

Celui-ci analyse le sol de sa ferme régulièrement pour mesurer les niveaux de phosphore qui s’y trouvent. Par conséquent, il n'ajoute que ce qui est nécessaire.

Un enjeu global

M. Roesch, qui tente de déterminer l'impact qu’ont les terres agricoles sur les niveaux d'eau phosphoreuse, explique que les efforts des agriculteurs semblent fonctionner.

M. Little affirme toutefois que le gouvernement doit prendre plus au sérieux les ressources disponibles pour la gestion, les essais et les expériences.

Nous devons commencer à faire plus de travail pour déterminer ce qui fonctionne, déclare-t-il. Il s'agit d'un problème mondial, qui n'affecte pas seulement les étendues d'eau douce.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Faune et flore