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ArchivesÀ la découverte de l’eau de Pâques dans les années 1980

Église catholique au lever du jour.

La cueillette de l’eau de Pâques s’effectue chaque année au petit matin du dimanche pascal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Connaissez-vous le rituel de la cueillette de l'eau de Pâques? Dans les années 1980, cette tradition chrétienne, qui remonte à l'époque de la Nouvelle-France, était encore bien vivante dans certaines régions du Québec.

Qu’est-ce que la récolte de l’eau de Pâques?

C’est bon pour toutes sortes de choses. C’est bon pour le mal de gorge, c’est bon pour le tonnerre, enfin c’est bon pour à peu près n’importe quoi!

Une citation de L’agronome Paul Boutet

La cueillette de l’eau de Pâques consiste à aller puiser, dans un ruisseau ou une rivière, une eau aux vertus curatives. Elle s’effectue chaque année au petit matin du dimanche pascal.

À travers les années, cette pratique est devenue de plus en plus rare, pour devenir un rassemblement social ou même une activité touristique.

Au bout de mon âge, 28 juillet 1968 (Extrait 2)

À l’émission Le temps de vivre du 21 avril 1982, l’animateur Pierre Paquette interroge l’agronome Paul Boutet à ce sujet. Dans cet extrait, il évoque ses souvenirs de jeunesse reliés à l’eau de Pâques.

Une tradition toujours vivante

Une eau coulante et roucoulante qui fait des merveilles. Elle vous garde le teint frais toute l’année, et c’est là son moindre bienfait.

Une citation de Le journaliste André Dufour

Au bout de mon âge, 28 juillet 1968 (Extrait 2)

Dans un reportage du Téléjournal du 3 avril 1983 animé par Louise Arcand, le journaliste André Dufour se rend à Boischatel sur la Côte-de-Beaupré. Là-bas, la récolte de l’eau de Pâques demeure un rituel bien vivant.

Interrogés par le journaliste, les fidèles y vantent les propriétés miraculeuses du breuvage pouvant les protéger et leur donner la santé tout au long de l’année.

« C’est une eau de protection autant chez l’humain que sur les bâtiments », affirme l’un d’eux.

Quelques années plus tard, le journaliste Louis Lemieux se rend à Notre-Dame de Laterrière au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dans ce reportage diffusé au Téléjournal du 3 avril 1988 et animé par Suzanne Laberge, Louis Lemieux suit des croyants rassemblés avant l’aube pour la cueillette du précieux liquide. Ceux-ci expliquent la valeur de cette tradition qui unit leur communauté.

Au bout de mon âge, 28 juillet 1968 (Extrait 2)

Au lever du jour, le journaliste assiste à la messe pascale, la « plus importante de l’année ». Après la cérémonie, les paroissiens boivent un peu d’eau pour se purifier.

30 ans plus tard, la course à l’eau de Pâques était toujours pratiquée dans certaines régions du Québec.

Les traditions pascales risquent cependant d’être chamboulées cette année avec les mesures de confinement liées à la COVID-19.

Les fidèles devront se reprendre l’année prochaine.

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