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Les diocèses de l’Est-du-Québec mèneront aussi une enquête sur le passé des prêtres

Les mains jointes, une paroissienne tient un chapelet avec, au bout, une croix bien visible au bout de la chaîne.

Cinq diocèses de la région de Montréal mandatent l'ex-juge Anne-Marie Trahan pour déterminer l'ampleur des crimes sexuels commis sur des mineurs par des prêtres ou d'autres employés du clergé au cours des sept dernières décennies.

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Radio-Canada

La porte-parole de l'archevêché de Rimouski confirme qu'une entente a été conclue entre les diocèses de Rimouski, de Baie-Comeau et de Gaspé pour l'embauche d'une personne afin de mener une enquête sur les prêtres pédophiles, à l'instar de celle lancée par l'archevêché de Montréal.

La porte-parole n'était pas en mesure de préciser le mandat de l’enquêteur indépendant, mais il devrait s’inspirer de celui confié à l’ex-juge Anne-Marie Trahan par l’archevêché de Montréal.

La durée du mandat devrait également être la même.

C'était déjà acquis, avant que Montréal en parle ce matin, qu'on va le faire, indique Serge Tidjiani, chancelier du diocèse de Gaspé et responsable du dossier de pédophilie pour le diocèse de Gaspé.

Selon M. Tidjiani, le diocèse de Gaspé n'a pas reçu d'allégations claires, de plaintes ou d'accusations. Je dis bien : "Nous n'en avons pas eu"; je ne dis pas : "Est-ce qu'il y en a eu ou pas?". C'est deux choses différentes.

Le chancelier Serge Tidjiani en entrevue dans son bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Serge Tidjiani, chancelier du diocèse de Gaspé et responsable du dossier de pédophilie pour les trois diocèses de l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Ça va être clair. Si on donne un mandat à quelqu'un de le faire, il aura accès à tout ce qu'il veut.

Serge Tidjiani, chancelier du diocèse de Gaspé et responsable du dossier de pédophilie pour le diocèse de Gaspé

Il pourra lire, compiler... Il n'y a pas de censure pour ce travail-là. Parce que ça va nous aider, nous au Diocèse, à savoir vraiment qu'est-ce qui s'est passé, précise M. Tidjiani.

En Australie, où il y a eu une enquête publique, 7 % des prêtres ont été identifiés comme étant des agresseurs d'enfants. Que le Québec soit à 6 % ou à 8 %, ça nous importe peu. Ce qui nous importe, c'est que les droits des victimes soient reconnus.

Carlo Tarini, directeur des communications du Comité des victimes de prêtres

Par ailleurs, le diocèse de Baie-Comeau poursuit aussi ses démarches afin de déterminer l'ampleur des crimes sexuels commis sur des mineurs par des prêtres ou d'autres employés du clergé sur la Côte-Nord.

Selon la responsable aux communications, Christine Desbiens, les démarches du diocèse de Baie-Comeau sont entamées depuis plusieurs mois et ne sont donc pas en réaction à l'annonce des cinq diocèses de la région de Montréal.

L'avocat Alain Arsenault, qui a représenté des victimes d'agressions sexuelles de la part de membres de congrégations religieuses, croit toutefois que le diocèse doit aller plus loin. [Il faut] demander l'intervention du gouvernement du Québec par la constitution d'une commission d'enquête pour examiner tous les volets de ce genre d'agressions qui ont eu lieu pendant trop longtemps au Québec, indique-t-il.

De son côté, l’archevêque de Rimouski, Denis Grondin, n’accordera pas d’entrevue sur le sujet pour le moment.

Avec les informations de Denis Leduc, d'Olivier Roy Martin et de Martin Toulgoat

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