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Brexit : les députés s'opposent à tous les scénarios

Theresa May à l'extérieur du 10, Downing Street.

La première ministre Theresa May a indiqué qu'elle était prête à démissionner pour assurer l'adoption de son accord sur la sortie de l'Union européenne.

Photo : Reuters / Peter Nicholls

Radio-Canada

Pas d'entente sur l'accord de divorce avec l'Union européenne (UE)... mais pas non plus d'entente sur quelque solution de rechange que ce soit au Brexit, pas même à l'annulation pure et simple de la séparation entre Londres et Bruxelles. Le Royaume-Uni est de nouveau plongé dans l'incertitude à la suite d'une série de votes aux Communes, où aucune des options présentées n'a obtenu une majorité de voix.

Nouveau référendum pour officialiser l'accord de divorce, nouvelle entente de libre-échange avec l'Europe, intégration plus étroite au sein de l'Espace économique européen, marché commun avec Bruxelles, ou encore Brexit à la dure, sans accord, ou même révocation de l'article 50 qui déclenchait le processus de divorce : toutes ces options – et d'autres propositions similaires – ont été rejetées, une à une, par une majorité de députés au Parlement britannique.

Face à ces résultats négatifs, le gouvernement de Theresa May se retrouve de nouveau dans l'impasse.

Plus tôt dans la journée, la première ministre se disait par ailleurs prête à démissionner pour assurer que son accord sur la sortie de l'UE soit approuvé par le Parlement.

Lors d'une rencontre avec des parlementaires conservateurs, elle a précisé qu'elle quitterait son poste si son plan de divorce était finalement adopté par un Parlement profondément divisé, afin d'assurer une transition en douceur vers un nouveau leadership et l'ouverture des négociations pour la prochaine phase des relations avec l'UE.

« J'ai très bien compris l'ambiance au sein du parti », a indiqué Mme May. « Je sais qu'il existe une volonté d'une nouvelle approche et d'un nouveau leadership au cours de la deuxième phase des négociations sur le Brexit, et je ne m'interposerai pas. »

L'annonce de la première ministre est l'énième revirement de situation dans la saga du Brexit, trois ans après le référendum qui a enclenché le processus, mais il est encore impossible de connaître le moment ou la façon dont s'officialisera le divorce, voire de savoir si Londres rompra effectivement les liens avec Bruxelles.

Plusieurs frondeurs conservateurs qui réclament un divorce plus net que celui prévu dans le plan de Mme May ont clairement indiqué qu'ils n'appuieraient l'accord que si la première ministre s'engageait clairement à démissionner à une date précise.

Mme May a déjà promis de quitter son poste avant les prochaines élections, prévues en 2022. En acceptant de céder sa place plus rapidement, elle augmente les chances que son accord sur le Brexit soit adopté.

Je suis prête à quitter [mon] poste plus tôt que je ne le pensais afin de poser le bon geste pour notre pays et notre parti.

Theresa May, première ministre britannique

Les députés doivent tenir un troisième vote sur l'accord vendredi. Mercredi soir, ils ont cependant approuvé un report de la date du divorce.

Plusieurs députés eurosceptiques ont annoncé qu'ils soutiendraient finalement l'accord de retrait, mais leur volte-face pourrait ne pas suffire. Le Parti unioniste démocratique (DUP) d'Irlande du Nord a fait savoir en effet qu'il ne soutiendra pas l'accord de retrait négocié par Theresa May et l'Union européenne, puisqu'il ne garantit pas l'intégrité du Royaume-Uni.

Avec les informations de Reuters

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