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Facebook bannira le nationalisme blanc et le ségrégationnisme

Une ombre passe devant le logo de Facebook sur un mur gris
Facebook faisait auparavant la distinction entre suprémacisme, nationalisme et séparatisme blancs. Photo: The Associated Press / Thibault Camus
Radio-Canada

Les éloges, le soutien et la représentation du nationalisme blanc et du ségrégationnisme seront interdits sur Facebook à compter de la semaine prochaine, a annoncé (Nouvelle fenêtre) le réseau social mercredi.

Cette annonce survient un an après que le magazine en ligne Motherboard a rapporté que Facebook permettait le nationalisme blanc et le ségrégationnisme tout en interdisant le suprémacisme blanc.

D’après des documents obtenus par Motherboard, Facebook estimait alors que le nationalisme blanc « [n’était] pas toujours associé avec du racisme (du moins pas explicitement) ». Cette opinion avait suscité de nombreuses critiques de la part de groupes de défense des droits civiques.

« Au cours des trois derniers mois, nos conversations avec des membres de la société civile et des universitaires spécialisés dans les relations raciales partout dans le monde nous ont permis de confirmer que le nationalisme et le séparatisme blancs ne peuvent pas être séparés de manière significative du suprémacisme blanc et des groupes haineux organisés », a conclu Facebook mercredi.

Les experts auraient souligné à Facebook que tous ces courants de pensée sont liés à la violence.

Un système de détection imparfait

Les contenus liés à ces idéologies seront supprimés soit automatiquement par les systèmes de détection de Facebook ou manuellement par ses équipes de révision.

Les utilisateurs effectuant des recherches pour trouver ce type de contenus seront quant à eux redirigés vers le site web de l’organisme Life After Hate, qui aide les gens à tourner le dos aux groupes haineux.

Les outils automatisés de Facebook sont toutefois loin d’être parfaits. L’an dernier, le réseau social indiquait qu’il ne parvient à bloquer que 50 % des contenus haineux à la source. L’autre moitié persiste donc sur le site jusqu’à ce qu’un utilisateur le signale. C’est notamment ce qui est arrivé le 15 mars dernier lorsqu’une vidéo en direct de la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande a été diffusée sur la plateforme.

Avec les informations de The Washington Post, et The Hill

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